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ISMÈNE TOUSSAINT

GABRIEL DUMONT, LE BISON DE FEU

Enfant-combattant s'étant distingué lors de la bataille de Grand-Coteau (Missouri) contre les Sioux en 1851, capitaine de chasse aux bisons, commerçant de fourrures, interprète auprès des Premières Nations, dont il parlait plusieurs des langues, agriculteur, premier président des Territoires du Nord-Ouest, leader de la résistance métisse en Saskatchewan (1885), cascadeur et tireur au fusil dans le spectacle de Buffalo Bill Cody, sage retiré dans l’anonymat de son coin de pays, près de Batoche... Ce ne sont là que quelques facettes de Gabriel Dumont (1837-1906), l’un des héros fondateurs de la Nation métisse au Canada.

La publication de ses propres mémoires par Denis Combet et Ismène Toussaint, sous le titre Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (Éditions Cornac, Québec, 2009), complète le portrait de ce personnage à la fois célèbre et méconnu. Si l’on y fait davantage connaissance avec le guerrier hors pair qu’il fut, l’on y découvre aussi le chef de famille attentionné, l’ami fidèle et dévoué, le bon vivant débordant d’humour, et surtout le porte-parole posthume de Louis Riel : à la fois homme politique, conférencier, épistolier et défenseur des victimes de Batoche, ce visionnaire qui rêvait d’une union entre les différentes communautés du pays, fit l’admiration des Québécois et de leur Premier ministre Honoré Mercier, lors de sa venue au Bas-Canada en 1888.

En complément à la rubrique «Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest» figurant dans le présent site, le lecteur trouvera ici quelques extraits de ce livre, un choix d’articles et une bibliographie s’y rapportant, ainsi que des émissions de radio et quelques textes des auteurs.


GABRIEL DUMONT (2009-2010)

GABRIEL DUMONT : SOUVENIRS DE RÉSISTANCE D'UN IMMORTEL DE L'OUEST (présentation et notes de Denis Combet et Ismène Toussaint), Éditions Cornac, 2009

Argumentaire d'Ismène Toussaint et de Denis Combet pour les Éditions Cornac (2009).

La résistance de 1885 dans l’Ouest, telle que vous ne l’avez jamais lue : ainsi Gabriel Dumont (1837-1906) pourrait-il présenter cet ouvrage. En 1888, soit trois ans après la défaite de Batoche et l’assassinat de Louis Riel en Saskatchewan, le héros des armées métisses décida de sortir de l’ombre pour rétablir la vérité sur les origines de la révolte, le vol des terres autochtones par le gouvernement, le déroulement des hostilités, la personnalité controversée de son ami Louis Riel, et son propre rôle dans l’organisation du soulèvement. Peu familier avec le français écrit, il dicta donc à deux avocats québécois, puis à un rédacteur anonyme au Manitoba (années 1902-1903), un texte en trois volets, dont les deux premiers dormirent pendant plus de cent ans aux archives de cette province : Mémoires dictés par Gabriel Dumont, Récit de Gabriel Dumont et Souvenirs de résistance.

Pour la première fois, le lecteur se retrouve plongé au cœur même des combats du lac aux Canards, de l’Anse aux Poissons et de Batoche. Si les Mémoires mettent davantage l’accent sur la jeunesse de Dumont, ses relations fougueuses avec les Premières Nations et des épisodes de sa vie postérieures au conflit de 1885, en revanche, le Récit et les Souvenirs de résistance résonnent du fracas de la bataille et des coups de canon. Dans un français populaire, mâtiné de mitchif (la langue des Métis, parfaitement compréhensible pour le lecteur) et sur un rythme haletant, Dumont restitue ici, avec une étonnante précision, l’atmosphère de la guerre, ses protagonistes, leurs dialogues, leurs faits d’armes, et jusqu’au cortège des exactions qui furent perpétrées sur eux par les soldats canadiens-anglais. Personnage central du récit, chez qui dominent l’héroïsme, le sens du devoir et des qualités incontestables de stratège, le chef métis sait toutefois reconnaître le courage et la valeur des siens. De fait, en contrepoint de sa relation, viennent des Témoignages uniques de combattants ayant survécu au massacre de Batoche, bouleversants par leur spontanéité et la richesse des émotions qui en émanent.

Exilé après l’affrontement, Gabriel Dumont n’en poursuivit pas moins la défense des Métis, mais de manière pacifique, en effectuant notamment une tournée de conférences au Bas-Canada en 1888. Suit donc l’histoire méconnue de Gabriel Dumont au Québec, enrichie d’articles de journaux de cette époque et de la correspondance, également inédite, que le chef métis entretint avec les plus hautes personnalités québécoises : en effet, si la population lui réserva un véritable triomphe, les dirigeants du pays, impressionnés par la personnalité de cet ancien chasseur de bisons devenu tour à tour président «officieux» des Territoires du Nord-Ouest, adjudant-général et successeur de Louis Riel, firent l’impossible pour venir en aide à son peuple.

Complété par des notes et une bibliographie exhaustive, cet ouvrage apparaît comme un petit bijou de littérature populaire, tout en s’inscrivant dans la grande tradition des Mémoires d’homme politique et de combattant.

© Ismène Toussaint - Denis Combet - Jean Jolicœur - Union métisse Est-Ouest

 

COMMUNIQUÉ DES ÉDITIONS CORNAC : ISMÈNE TOUSSAINT ET DENIS COMBET : GABRIEL DUMONT, SOUVENIRS DE RÉSISTANCE D'UN IMMORTEL DE L'OUEST

Ce communiqué, paru au printemps 2009 dans plusieurs médias québécois et canadiens, a été aimablement publié en France par l'auteure et éditrice Françoise Boixière dans son site Web L'Orée.

Ismène Toussaint et Denis Combet

Gabriel Dumont
Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest

 


 

 
 


Gabriel Dumont
Souvenirs de résistance d’un immortel de l’ouest

La résistance de 1885 dans l’Ouest telle que vous ne l’avez jamais lue !
Plongez dans l’univers de Gabriel Dumont (1837-1906) et découvrez ce héros métis et frère d’armes de Louis Riel !
Grand chef métis, Gabriel Dumont n’a pas seulement été un fin stratège, mais aussi, comme le rapportent des articles de journaux et de la correspondance inédits, le porte-parole de son peuple sur de nombreuses tribunes et auprès des plus hautes personnalités québécoises. En 1888, soit trois ans après la défaite de Batoche et l’assassinat de Riel en Saskatchewan, il a décidé de sortir de l’ombre pour rétablir la vérité sur les origines de la révolte métisse, le vol des terres autochtones par le gouvernement, le déroulement des hostilités, la personnalité controversée de son ami Louis Riel de même que son propre rôle dans l’organisation du soulèvement.
Son témoignage en trois volets, les confidences colorées des survivants des affrontements, ainsi que les articles de journaux et la correspondance inédits glanés par les auteurs font de cet ouvrage un petit bijou de littérature populaire et un ouvrage de référence. Et les amoureux d’aventures y trouveront tout ce qu’ils cherchent d’ordinaire dans les meilleures légendes du Far West. Alors, en selle !


Denis Combet
Denis Combet enseigne les lettres à l’Université de Brandon, au Manitoba. Docteur ès lettres, spécialiste des récits de guerre et de voyage, collaborateur à L’Encyclopédie du Patrimoine culturel en Amérique du Nord, il a publié les Mémoires du duc de la Rochefoucauld : autobiographie et tradition héroïque, ainsi que plusieurs études sur Gabriel Dumont et les grands découvreurs canadiens-français. Son ouvrage, À la recherche de la mer de l’Ouest – Mémoires choisis de la Vérendrye, lui a valu une distinction du Globe and Mail.

Ismène Toussaint
Ismène Toussaint a vécu au Manitoba et au Québec. Docteure ès lettres, auteure, chroniqueuse (prix André-Laurendeau), collaboratrice à L’Encyclopédie du Canada, elle a publié plusieurs ouvrages sur Gabrielle Roy et Louis Riel, dont un hommage intitulé Louis Riel, le Bison de cristal, et ses Journaux de guerre et de prison. Elle a aussi joué un rôle important en 2005 lors de l’union des Métis de l’Est et de l’Ouest, qui étaient séparés par des siècles d’injustice.
Un ouvrage inédit et aussi captivant qu’un roman d’aventures

Recueil de textes historiques commentés : 24,95 $
408 pages
6 x 9 pouces
978-2-89529-138-1

Relation de Presse :
Géraldine Zaccardelli
geraldine@brulemedia.com
514.303.7108

 

 
 

http://www.l-oree.org/les_amis.htm

http://www.l-oree.org/

 

GABRIEL DUMONT : SOUVENIRS DE RÉSISTANCE D'UN IMMORTEL DE L'OUEST - LA RÉSISTANCE DE 1885 DANS L'OUEST CANADIEN TELLE QUE VOUS NE L'AVEZ JAMAIS LUE !

Communiqué paru dans Vigile, 23 janvier 2009.

Gabriel Dumont

Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest

La résistance de 1885 dans l’Ouest canadien, telle que vous ne l’avez jamais lue !

vendredi 23 janvier 2009 

EN AVANT-PREMIÈRE : EXTRAIT DU LIVRE DE GABRIEL DUMONT, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest

Gabriel Dumont — Souvenirs de résistance d'un immortel de l'Ouest Les Éditions Cornac, de Québec, nous autorisent aimablement à publier quelques extraits de l’ouvrage de Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (présentation et notes de Denis Combet et Ismène Toussaint), qui sera disponible dans toutes les librairies à partir du mois d’avril 2009.

La résistance de 1885 dans l’Ouest canadien, telle que vous ne l’avez jamais lue ! Ainsi pourrait-on définir ce livre qui plonge le lecteur au cœur-même des batailles du lac aux Canards, de l’Anse aux Poissons et de Batoche, grâce à trois textes que le célèbre adjudant-général des Métis avait dictés à des contemporains : Mémoires, Récit et Souvenirs de résistance. Après avoir dormi plus de cent ans dans les archives, ils sont publiés ici pour la première fois dans leur intégralité avec une présentation de deux des meilleurs spécialistes actuels des Métis. Enrichis de témoignages inédits de combattants métis, de correspondances, elles aussi inédites, et d’articles de journaux d’époque, ils révèlent des aspects totalement inconnus de Gabriel Dumont : l’ami d’Honoré Mercier, Premier ministre du Bas-Canada ; l’épistolier, qui correspondit avec les plus hautes personnalités politiques de son temps ; le conférencier, dont le charisme inattendu séduisit le peuple québécois ; le militant pacifique, coqueluche des médias ; l’homme de cœur et d’union qui, jusqu’à la fin de sa vie, échafauda les plans les plus audacieux pour tenter de sauver son peuple.

 

Extrait : « Comme, dans leur fuite, ils devaient traverser une clairière, je m’embusquai en disant à mes hommes : «Courage, je vais faire sauter les capots rouges dans leurs voitures à coups de cartouches !» ; et alors je riais, non pas que j’eusse plaisir à tuer, mais je le faisais pour donner du courage à mes gens.

Comme je m’ambitionnais à culbuter les capots rouges, je ne pensais pas à m’effacer et une balle est venue me sillonner le crâne, sur lequel se voit encore une cicatrice profonde ; j’ai tombé assis et mon cheval, blessé aussi, a passé sur moi pour se sauver. Nous étions alors à 60 verges de l’ennemi. Je voulus me relever, mais le choc avait été si violent que je ne le pus. Quand Joseph Delorme me vit retomber, il cria que j’étais tué. Je lui dis : «Courage, quand la tête n’est pas perdue, on ne meurt pas !»

J’ai alors recommandé à Baptiste Vandal de prendre mes cartouches et ma carabine, qui était fameuse et qui portait à 800 verges.

Tout le temps du combat, ce Delorme était à mes côtés, se battant comme un lion. Mais avant, il m’avait dit : «Je n’ai jamais été au feu, ne me ménagez pas et excitez-moi sans cesse en cas que j’aie peur !»

En me voyant tomber, mon frère Édouard a foncé sur moi pour m’entraîner dans le ravin, mais je lui ai dit d’aller plutôt vers nos gens qui semblaient découragés de ma chute. Il les rallia : ils poussèrent des cris de joie et recommencèrent le feu. C’est alors qu’est tombé près de moi mon cousin Auguste Laframboise, auquel je recommandais quelques instants avant de ne pas tant s’exposer. Une balle l’avait atteint au bras et lui avait traversé le corps. Je me suis traîné à lui en rampant, disant en moi-même : «Je vais toujours aller lui faire une petite prière» ; mais en voulant faire le signe de la croix de la main gauche, vu que j’avais le côté droit paralysé, j’ai tombé sur le côté et j’ai dit en riant : « Cousin, je vous la devrai.»

J’aurai voulu lui dire la prière que j’avais composée lorsque nous avions reçu la bénédiction du prêtre à Belton, dans le Montana : « Seigneur, renforcez mon courage, ma croyance et ma foi, afin que je profite tout le temps de ma vie de la bénédiction que j’ai reçue en votre saint nom.»

C’est une invocation que j’ai toujours récitée après mes prières du matin et du soir. Cette bénédiction, que nous avions reçue à notre départ du Montana, avait aussi profondément impressionné Riel, qui me demandait souvent si je m’en rappelais.

Quand Riel vit tomber Laframboise, il me dit : «Mon oncle, je vais faire avancer les gens à pied.» Je lui ai dit qu’il allait les mettre dans la gueule du loup et qu’il ferait mieux de soutenir le courage de ceux qui étaient sur le champ de bataille.

L’ennemi commença alors à fuir et mon frère qui, après ma chute, avait pris le commandement, a crié à nos gens de les poursuivre et de les détruire. Riel a alors demandé, pour l’amour de Dieu, de ne plus en tuer, disant qu’il y avait déjà trop de sang répandu. »

Gabriel Dumont (Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, extrait de la IVe partie)

Les auteurs :

Denis Combet enseigne les lettres à l’Université de Brandon, au Manitoba. Docteur ès lettres, spécialiste des récits de guerre et de voyage, collaborateur à L’Encyclopédie du patrimoine culturel en Amérique du Nord, il a publié une thèse sur les Mémoires du duc de la Rochefoucauld, ainsi que plusieurs études sur Gabriel Dumont et sur les découvreurs canadiens-français. Son ouvrage, À la recherche de la mer de l’Ouest – Mémoires choi sis de la Vérendrye, lui a valu une distinction du Globe and Mail.

Ismène Toussaint a vécu au Manitoba et au Québec. Docteure ès lettres, chroniqueure (Prix André-Laurendeau), collaboratrice à L’Encyclopédie du Canada 2000, elle est l’auteure d’essais sur Gabrielle Roy, sur la littérature québécoise et francophone de l’Ouest canadien, et sur Louis Riel : Louis Riel, le Bison de cristal ; Louis Riel, Journaux de guerre et de prison, suivis de chronologie métisse 1604-2006 ; Louis Riel et le Québec (à paraître). Outre les suffrages du grand public, ceux-ci lui ont valu plusieurs récompenses et sont aujourd’hui recommandés par les instances scolaires et universitaires. Sa traduction-adaptation du roman historique de Sir Arthur Conan Doyle, Les Réfugiés, a connu un succès international. En 2005, elle avait joué un rôle important dans la réunification des peuples métis de l’Est et de l’Ouest.

http://www.vigile.net/Memoires-d-un-immortel-de-l-Ouest

 

EN AVANT-PREMIÈRE : EXTRAITS DU LIVRE DE GABRIEL DUMONT, SOUVENIRS DE RÉSISTANCE D'UN IMMORTEL DE L'OUEST

Parus dans À la mémoire des Patriotes de Saint-Eustache (Québec) de 1837 et dans La Nation autochtone du Québec, par les soins de M. Jean Jolicœur, 23 janvier 2009.


Les Éditions Cornac, de Montréal, nous autorisent aimablement à publier quelques extraits de l’ouvrage de Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (présentation et notes de Denis Combet et Ismène Toussaint), qui sera disponible dans toutes les librairies à partir du mois d’avril 2009.

La résistance de 1885 dans l’Ouest canadien, telle que vous ne l’avez jamais lue ! Ainsi pourrait-on définir ce livre qui plonge le lecteur au cœur-même des batailles du Lac-aux-Canards, de l’Anse-aux-Poissons et de Batoche, grâce à trois textes que le célèbre adjudant-général des Métis avait dictés à des contemporains : Mémoires, Récit et Souvenirs de résistance. Après avoir dormi plus de cent ans dans les archives, ils sont publiés ici pour la première fois dans leur intégralité avec une présentation de deux des meilleurs spécialistes actuels des Métis. Enrichis de témoignages inédits de combattants métis, de correspondances, elles aussi inédites, et d’articles de journaux d’époque, ils révèlent des aspects totalement inconnus de Gabriel Dumont : l’ami d’Honoré Mercier, Premier ministre du Bas-Canada ; l’épistolier, qui correspondit avec les plus hautes personnalités politiques de son temps ; le conférencier, dont le charisme inattendu séduisit le peuple québécois ; le militant pacifique, coqueluche des médias ; l’homme de cœur et d’union qui, jusqu’à la fin de sa vie, échafauda les plans les plus audacieux pour tenter de sauver son peuple.

Extrait de la IVe partie : «Souvenirs de résistance», par Gabriel Dumont

« Nous n'étions que quelques cavaliers et un certain nombre d'hommes à pied, attendant la police grossie de quatre-vingts hommes commandés par Crozier, qui avaient rejoint les quarante fuyards de Mackay. Ils avaient du canon.

J'ai lancé à la poursuite de leurs éclaireurs plusieurs hommes auxquels j'avais donné ordre de ne pas tirer, car Riel nous avait recommandé de ne pas faire feu les premiers.

J'ai donné ordre à mes cavaliers, au nombre de 25, de descendre dans un bas-fond où nous étions à l'abri du canon.

Crozier, accompagné d'un Métis anglais, s'est approché d'un de nos Sauvages qui était sans armes et lui a, paraît-il, donné la main. Celui-ci a voulu alors arracher le fusil des mains du Métis anglais, que je crois être John Dougall MacKay. Ce Métis anglais a tiré un coup et je crois que c'est ce coup de carabine qui a atteint mon frère Isidore et l'a fait tomber de cheval, raide mort.

Ce qui me fait croire que c'est ce coup qui a tué mon frère, c'est que ce Métis avait intérêt à le tuer, vu que mon frère était le seul armé.

Aussitôt ce coup tiré, la police et les volontaires commandés par Crozier ont lancé une décharge et le Sauvage qui était avec mon frère a été tué.

Tout cela s'est passé sans qu'aucun pourparler n'ait jamais eu lieu des deux côtés.

Charles Nolin, qui d'abord avait fait le rodomont, n'était venu avec nous au combat qu'à contre gré. Aussi s'est-il enfui à la première décharge avec la voiture de sa belle-sœur dont il s'empara, se dirigeant du côté de Prince-Albert où il se constitua prisonnier.

Aussitôt la fusillade commencée, nous avons tiré tant qu'on a pu. Pour moi, j'ai déchargé les douze coups de ma carabine Winchester et elle était rechargée pour recommencer son jeu, quand les Anglais, effrayés du nombre de leurs morts, commencèrent à reculer. Il était temps pour eux car leur canon qui, jusque là, avait empêché mes hommes à pied de descendre du coteau, était devenu silencieux, à cause qu'en le chargeant le canonnier avait mis le plomb avant la poudre. Nos hommes à pied commencèrent à les cerner.

Ce premier combat avait duré une demi-heure.

Comme, dans leur fuite, ils devaient traverser une clairière, je m'embusquai en disant à mes hommes : «Courage, je vais faire sauter les capots rouges dans leurs voitures à coups de cartouches !» ; et alors je riais, non pas que j'eusse plaisir à tuer, mais je le faisais pour donner du courage à mes gens.

Comme je m'ambitionnais à culbuter les capots rouges, je ne pensais pas à m'effacer et une balle est venue me sillonner le crâne, sur lequel se voit encore une cicatrice profonde ; j'ai tombé assis et mon cheval, blessé aussi, a passé sur moi pour se sauver. Nous étions alors à 60 verges de l'ennemi. Je voulus me relever, mais le choc avait été si violent que je ne le pus. Quand Joseph Delorme me vit retomber, il cria que j'étais tué. Je lui dis : «Courage, quand la tête n'est pas perdue, on ne meurt pas !» J'ai alors recommandé à Baptiste Vandal de prendre mes cartouches et ma carabine, qui était fameuse et qui portait à 800 verges.

Tout le temps du combat, ce Delorme était à mes côtés, se battant comme un lion. Mais avant, il m'avait dit : «Je n'ai jamais été au feu, ne me ménagez pas et excitez-moi sans cesse en cas que j'aie peur !»

En me voyant tomber, mon frère Édouard a foncé sur moi pour m'entraîner dans le ravin, mais je lui ai dit d'aller plutôt vers nos gens qui semblaient découragés de ma chute. Il les rallia : ils poussèrent des cris de joie et recommencèrent le feu. C'est alors qu'est tombé près de moi mon cousin Auguste Laframboise, auquel je recommandais quelques instants avant de ne pas tant s'exposer. Une balle l'avait atteint au bras et lui avait traversé le corps. Je me suis traîné à lui en rampant, disant en moi-même : «Je vais toujours aller lui faire une petite prière» ; mais en voulant faire le signe de la croix de la main gauche, vu que j'avais le côté droit paralysé, j'ai tombé sur le côté et j'ai dit en riant : «Cousin, je vous la devrai.»

Extrait de l’introduction : « Gabriel Dumont, le dernier des Métis canadiens-français de l’Ouest (1837-1906) », par Denis Combet

« (…) La connaissance que nous avons des actions livrées par Gabriel Dumont au cours des combats du Lac-aux-Canards (26 mars 1885), de l'Anse-aux-Poissons (24 avril) et de Batoche (9-12 mai), repose sur une documentation solide. Sa bravoure, tout comme les stratégies qu'il appliqua, surent inspirer les siens et retardèrent une défaite inéluctable face à l’armée du général Middleton, qui était bien-entendu supérieurement équipée en matériel militaire. Sans doute, comme Dumont le prétend lui-même dans ses récits, s’il avait réussi à convaincre Riel de le laisser lancer une campagne plus offensive, à la manière amérindienne, au lieu de la manœuvre défensive qu’avait adoptée l'Exovidat, il aurait donné davantage de fil à retordre aux troupes canadiennes. Les procès-verbaux de ce mini-gouvernement ne font aucune allusion à ses plans, mais connaissant son tempérament bouillant, il y a fort à parier qu’il les avait exposés directement à ses pairs (…)

Avec une logique parfaitement calculée, Gabriel Dumont comptait ralentir la progression des troupes de Middleton vers Batoche en utilisant des techniques de guérilla, telles que la destruction des ponts, les attaques de nuit, le sabotage du chemin de fer et les feux de prairies. Mais toutes ses tentatives échouèrent, faute de matériel de guerre et de coordination entre les Métis eux-mêmes. Ainsi, l'embuscade qu’il dressa à l'Anse aux Poissons, bien que fort judicieuse, avorta-t-elle à cause de l'imprudence de quelques hommes dont les traces furent détectées par les éclaireurs ennemis. Malgré la valeur indiscutable de certains guerriers métis et les pertes que ceux-ci infligèrent à l’armée canadienne, l'issue fatale ne faisait aucun doute. Afin de protéger Batoche, Gabriel Dumont opta cette fois pour un procédé plus défensif et grâce à une disposition astucieuse de ses effectifs, parvint à faire croire pendant plusieurs jours au général Middleton et à son chef de camp personnel, lord Elliott Melgund, que les Métis occupaient une position avantageuse. Mais déjà, l’ardeur au combat de ces derniers avait faibli : défections et désertions se multipliaient. La pensée de leur famille, livrée loin d’eux à tous les dangers, ajoutée aux menaces d’excommunication lancées par les prêtres, minait leur vaillance. En outre, plusieurs ecclésiastiques, que Dumont qualifia par la suite de «traîtres parmi nous que je ne peux nommer », informèrent Middleton que les Métis n'avaient plus de munitions : le 12 mai, le village de Batoche tombait donc aux mains des forces canadiennes. Insaisissable, le chef métis déclara vouloir se battre jusqu'à la mort, un acte de courage désespéré dont seul son père, Isidore Dumont, parvint à le dissuader (…) »

Extrait de la Ve partie : «Gabriel Dumont au Québec», par Ismène Toussaint

« (…) Toutefois, Gabriel Dumont était loin de se douter de l’accueil éclatant que lui réserverait la population. Encore moins de la «couverture médiatique», exceptionnelle pour l’époque, que les journalistes allaient lui consacrer. Non seulement les précurseurs de nos paparazzi modernes avaient annoncé sa date d’arrivée à Montréal – le 15 avril 1888 – mais tout au long de son séjour, ils tiendraient leurs lecteurs informés des hôtels et des lieux qu’il fréquenterait. Le 16 avril, à peine eut-il franchi la porte de La Patrie qu’une foule «énorme», qui ne cesserait de grossir au cours de la matinée, se pressa dans les bureaux du journal et à l’extérieur : hommes politiques, reporters, membres des professions libérales, simples citoyens, femmes avec leurs enfants, tous se disputèrent l’honneur de lui serrer la main, de le féliciter, de le bombarder de questions. À la fois stupéfait et flatté, Dumont découvrit que l’image que les Québécois (on les appelait encore les «Canadiens» à cette époque) avaient de lui n’était ni celle d’un banal chasseur de bisons, ni celle d’un simple chef métis, encore moins celle d’un «monstre de foire», comme aux États-Unis, mais celle d’un véritable héros national : l’adjudant-général qui avait osé défier une armée de 6 000 militaires envoyés par le gouvernement canadien-anglais contre 300 malheureux fermiers ; le défenseur des Métis canadiens-français de l’Ouest ; et presque un homme politique à part entière.

On vanta sa prestance, sa robustesse, sa tenue vestimentaire : le jour, il portait le plus souvent un chapeau de cow boy et une veste à franges, dans la grande tradition de l’Ouest ; le soir, un costume classique pour ses conférences ou ses sorties. On admira la cicatrice qui sillonnait son crâne, séquelle de la bataille du Lac-aux-Canards. On s’extasia sur sa décoration et sur sa montre en or. On commenta ses moindres faits et gestes. On rit de ses plaisanteries. Le héros du jour se prêta avec bonne grâce à la curiosité bon enfant du public comme aux interviews des journalistes. Ces derniers rivalisèrent de superlatifs pour le présenter dans leurs papiers : « l’intrépide Métis du Nord-Ouest», «le célèbre lieutenant de Riel » (Le Franco-Canadien), «le fameux commandant» (La Presse), «le brave commandant des Métis» (La Patrie), «le héros de bravoure et l’homme de cœur» (La Minerve), etc. Sans oublier de souligner le «rôle considérable» qu’il avait joué dans la résistance du Nord-Ouest (…) »

http://www.patriotes.cc/portal/fr/ArticleView.php?article_id=164 ;

http://www.autochtones.ca/portal/fr/ArticleView.php?article_id=507  

 

 DUMONT LE GUERRIER, RIEL LE PROPHÈTE

Article paru dans Le Devoir et Le Devoir.com, 2 mai 2009.

Dumont le guerrier, Riel le prophète

Michel Lapierre
Le Devoir

samedi 2 mai 2009  

En 1885, après une rude bataille, 45 survivants d’une bande de cavaliers — des Métis et quelques Amérindiens — mettent en déroute 900 soldats britanniques. Sans armes, leur chef tient un crucifix. Quelqu’un demande aux combattants victorieux mais exténués : «Êtes-vous toujours en vie ?» L’un d’eux répond : «Nous ne sommes pas tous morts !» C’est en français que, tel un rêve, ce cri de résistance, étranger à Hollywood, jaillit de l’Ouest.

On le trouve dans les témoignages des combattants joints aux mémoires et autres propos de Gabriel Dumont (1837-1906) que les érudits Denis Combet et Ismène Toussaint ont rassemblés et substantiellement commentés sous le titre Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest. Dans les documents qui complètent le dossier, unique plus par sa perspective et son ampleur que par sa nouveauté, il faut signaler des lettres inédites que le guerrier métis a quelquefois écrites mais en général dictées.

Maître dans l’art de chasser le bison, Dumont est le commandant militaire des partisans du chef politique Louis Riel, promoteur d’un catholicisme nord-américain indigéniste, jugé déraisonnable et hétérodoxe par le clergé. À la suite de ce prophète populaire beaucoup plus lettré que lui, il brave la colonisation européenne de l’Ouest qui, sous le joug anglo-protestant, équivaut pour les Métis et les Amérindiens à la dépossession.

Comme Riel, Dumont perpétue par le métissage culturel l’alliance franco-amérindienne qui remonte à l’époque de la Nouvelle-France. Grâce à cette continuité historique, il lutte contre l’hégémonie anglo-saxonne dans l’Ouest nord-américain, nouvellement conquis par la civilisation du chemin de fer.

À celle-ci, il oppose un autre univers, né de la rencontre harmonieuse entre l’homme blanc et l’autochtone. En 1888, Dumont écrit à Laurent-Olivier David, président de l’Association (la future Société) Saint-Jean-Baptiste de Montréal : «Je dois dire sans orgueil que nous avons été, nous autres Métis, pionniers de la civilisation au Nord-Ouest.»

Par la culture, la langue et la religion, leur monde tranche sur le monde anglo-saxon et protestant. Un récit inspiré du témoignage de Dumont rappelle que les Métis anglophones, qui «avaient fait cause commune» avec les Métis canadiens-français, «avaient cessé de marcher avec eux» en refusant de prendre les armes contre les autorités fédérales.

Esprit tout d’une pièce pour qui l’univers se divise en frères et en ennemis, Dumont se laisse peu à peu gagner par la mystique subtile et englobante de Riel. Au guerrier prêt à tuer des soldats canadiens-français venus du Québec prêter main-forte à l’armée britannique chargée de mater l’insurrection métisse, Riel répond : «Si vous les connaissiez, vous ne chercheriez pas à les traiter ainsi.»

Au-delà de l’aveuglément des hommes, le prophète voit dans la compréhension et le pardon les promesses de l’avènement de républiques autonomes pour les Métis, les nations amérindiennes et même les immigrés de certaines ethnies afin d’éviter dans l’Ouest la domination culturelle anglo-protestante. Dumont finit par tendre vers cet idéal exaltant.

En 1888, à Montréal, le guerrier, venu, à l’invitation de L.-O. David, parler de la cause métisse, interrompt sa conférence pour s’élancer dans une maison voisine où vient d’éclater un incendie. À ceux qui lui reprocheront d’avoir risqué sa vie, il répondra : « Ces enfants qui criaient étaient MES Métis. Sortez de vous-mêmes et vous NOUS trouverez dans n’importe quelle rue !»

Pourrait-on résumer avec plus d’émotion et si peu de mots la portée universelle et mystique du mouvement de résistance nationale déclenché par Riel dans l’Ouest nord-américain ?

Collaborateur du Devoir

 

GABRIEL DUMONT : SOUVENIRS DE RÉSISTANCE D'UN IMMORTEL DE L'OUEST 

Article paru dans L'Action nationale, mai-juin 2009. 

Gabriel Dumont. Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest  

Paul-Émile Roy   
18-06-2009

Gabriel Dumont
Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, Présentation et notes, Denis Combet et Ismène Toussaint, Québec, Les Éditions Cornac, 2009, 408 pages

Gabriel Dumont était le lieutenant de Louis Riel pendant l’insurrection des Métis, en 1885, dans le Nord-Ouest canadien. Un personnage haut en couleurs, de la trempe de Buffalo Bill qui était son contemporain. Il l’a d’ailleurs connu et a participé à son Wild West Show comme cascadeur à cheval et tireur, dans le but de faire connaître sa cause, celle des siens, dans toute l’Amérique et même en France.

Le grand-père de Gabriel Dumont avait quitté Montréal en 1790 pour s’installer en Saskatchewan où il travailla pour la Compagnie de la Baie d’Hudson, et épousa une autochtone. Ses descendants étaient donc des Métis qui vivaient dans les grandes plaines de l’Ouest. On sait que Gabriel parlait plusieurs langues amérindiennes, qu’il se vit confier le titre de « chef de la chasse aux bisons », un honneur qu’il conserva de 1863 à 1880. On sait aussi qu’il s’installa près de Batoche, se construisit un magasin, et s’initia à l’agriculture. Après les troubles de 1870, Gabriel Dumont se consacra avec énergie aux intérêts et à la défense des droits de sa communauté. Il en devint président et participa à l’instauration d’une forme de gouvernement autonome. Comme la population de bisons diminuait, il s’appliqua à réglementer la chasse pour assurer la survie des troupeaux. En 1875, des chasseurs de la Compagnie de la Baie d’Hudson organisèrent une partie de chasse illégale. Dumont leur imposa une amende. Ils allèrent se plaindre à l’agent de la compagnie anglaise responsable du district de la Saskatchewan. Et c’est ainsi qu’éclata un conflit entre les Métis et les autorités canadiennes de la région.

C’est alors, en 1884, que Dumont décida de recourir à Louis Riel, qui avait réussi à faire adopter l’Acte du Manitoba par le gouvernement canadien en 1870, et qui s’était retiré aux États-Unis, dans le Montana. Riel revint donc au Canada pour organiser la résistance, mais c’est Gabriel Dumont qui dirigea vraiment les opérations, Riel ne voulant pas recourir à la violence. La résistance métis fut écrasée à Batoche. Dumont s’enfuit aux États-Unis d’où il continua à défendre la cause des Métis. Riel, comme on sait, fut arrêté et exécuté.

Ce que Denis Combet et Ismène Toussaint publient dans ce livre, ce sont des textes de Gabriel Dumont qui continue à défendre la cause des Métis à qui il avait été lié par une grande amitié et une confiance indéfectible.

Le livre est divisé en deux parties. Dans la première, on reproduit des textes dictés par Gabriel Dumont qui relatent sa vie avant et pendant la révolte des Métis. Dans la deuxième, on retranscrit un discours de Dumont prononcé à Montréal en 1888, des correspondances de Dumont avec des personnalités politiques et religieuses du Canada, des États-Unis, de la France, de la communauté métisse de Batoche. Aussi des articles de journaux québécois commentant son passage au Québec, alors le Bas-Canada, en 1888. Dans leur introduction, les auteurs Denis Combet et Ismène Toussaint écrivent: « L’ensemble de la narration prend une dimension vivante et hautement dramatique. Le ton apologétique (ou louangeur) sert autant son auteur que les Métis, dépeints ici comme un peuple courageux et injustement traité par le gouvernement conservateur de Sir John A. Macdonald » (p. 24).

Un livre très précieux, donc, qui fait revivre un moment particulier de l’histoire du Canada. Y figurent Gabriel Dumont et Louis Riel, mais aussi la « Police Montée », Sir John A. Macdonald, Wilfrid Laurier, le cardinal Taschereau, Honoré Mercier, et tant d’autres. Gabriel Dumont est le personnage central de cette épopée. Un homme « rayonnant, fier, ayant une extraordinaire connaissance des Prairies, des hommes et des animaux, courageux, audacieux, ingénieux, aimable, courtois, généreux, capable de fortes amitiés et inimitiés mais dénué de toute mesquinerie et de rancune » (p. 275). En 1887, dans une lettre à Raymond Préfontaine, député de Chambly, après avoir affirmé que les Métis n’avaient pris les armes qu’à contre-coeur, dans un cas de légitime défense, il affirmait: « Soyez bien persuadé que ce que je viens de dire, je le dis sans haine, car je n’ai de haine pour personne, mais je crois de mon devoir de dire ce que je pense, tant en mon nom qu’en celui de ceux qui ne sont plus » (p. 235). Et cet homme avait une détermination à toute épreuve. « Tant, disait-il, que nous aurons une goutte de sang français et indien dans les veines, nous revendiquerons les droits pour lesquels nous avons combattu et pour lesquels ils ont assassiné juridiquement feu Louis Riel » (p. 196). Même s’il ne s’était pas toujours entendu avec Louis Riel sur la manière de mener les opérations, toute sa vie il lui restera fidèle et se sentira obligé de le défendre. En mars 1888, dans une lettre au journal La Patrie de Montréal il écrivait:

L’orgueil n’est pas notre défaut, mais je puis dire avec orgueil que nous avons été, nous, Métis, les véritables pionniers de la civilisation au Nord-Ouest. Le gouvernement le sait bien. Pourquoi ne pas avoir écouté nos justes réclamations et nous avoir forcés à prendre les armes, ne nous laissant d’autre alternative que de nous révolter ou de passer ou de vivre comme des lâches ? Tout ceci, je le dis sans haine, mais Riel est mort et je dois parler pour lui au nom de ceux pour lesquels il a donné sa vie ! (p. 281).

Il faut noter le travail de Denis Combet et Ismène Toussaint qui ont fait de ce livre un ouvrage d’une qualité exceptionnelle. Une excellente introduction nous situe dans le contexte historique et nous rappelle que le destin des Métis, de Gabriel Dumont et de Louis Riel est inséparable de l’histoire du Canada. De nombreuses notes explicatives, 474 exactement, nous renseignent sur tous les faits, événements ou personnages qui sont concernés par l’histoire de Dumont et Riel. Une incursion merveilleuse dans l’histoire du Canada et même des États-Unis, à la fin du XIXe siècle. Mais plus que cela peut-être, un document d’une grande humanité qui rend la figure de Gabriel Dumont inoubliable.

 http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=874&Itemid=0

 

LA FIGURE INOUBLIABLE DE GABRIEL DUMONT

Par Paul-Émile Roy, La Presse québécoise, mai 2009.

Les Québécois connaissent au moins vaguement l’histoire de Louis Riel qui dirigea le soulèvement des Métis du Manitoba contre le gouvernement central du Canada dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle.

C’est une histoire qui se solda malheureusement par l’écrasement des Métis et l’exécution de Louis Riel contre laquelle protesta énergiquement le Québec et spécialement le premier ministre Honoré Mercier.

Gabriel Dumont était le lieutenant principal de Louis Riel. C’est lui qui dirigea les opérations pour le soulèvement qui se termina par l’écrasement des Métis à Batoche en 1885. Gabriel Dumont réussit à échapper à la poursuite des forces du gouvernement central et, toute sa vie, il défendra la réputation de son chef Louis Riel et de la cause des Métis.

Il faut lire le livre de Denis Combet et d’Ismène Toussaint que viennent de publier les Éditions Cornac, à Québec. Un livre précieux qui fait revivre un moment particulier de l’histoire du Canada. Y figurent Gabriel Dumont, Louis Riel, mais aussi la Police montée, John A. Macdonald, le cardinal Taschereau, Wilfred Laurier, Honoré Mercier et d’autres. Gabriel Dumont est le personnage central de cette épopée. Un homme «fier, rayonnant, ayant une extraordinaire connaissance des Prairies, des hommes et des animaux, courageux, audacieux, ingénieux, aimable, courtois, généreux, capable de fortes amitiés et inimitiés mais dénué de toute mesquinerie et de toute rancune.» (p. 275). En 1887, dans une lettre à un député du Québec, après avoir affirmé que les Métis n’avaient pris les armes qu’à contrecœur, dans un cas de légitime défense, il affirmait : «Soyez bien persuadé que ce que je viens de dire, je le dis sans haine car je n’ai de haine pour personne, mais je crois de mon devoir de dire ce que je pense tant en mn nom qu’en celui qui ne sont plus.» (p. 235). Et cet homme avait une détermination à toute épreuve. «Tant, disait-il, que nous aurons une goutte de sang français et indien dans les veines, nous revendiquerons les droits pour lesquels nous avons combattu et pour lesquels ils ont assassiné juridiquement feu Louis Riel» (p.196). Même s’il ne s’était pas toujours entendu avec Louis Riel sur la manière de mener les opérations, toute sa vie il lui restera fidèle et se sentira obligé de le défendre. En mars 1888, dans une lettre au journal La Patrie à Montréal, il écrivait : «L’orgueil n’est pas notre défaut mais je puis dire avec orgueil que nous avons été, nous, Métis, les véritables pionniers de la civilisation du Nord-Ouest. Le gouvernement le sait bien. Pourquoi ne pas avoir écouté nos justes réclamations et nous avoir forcés à prendre les armes, ne nous laissant d’autre alternative que de nous révolter ou de passer ou de vivre comme des lâches ? Tout ceci, je le dis sans haine mais Riel est mort et je dois parler pour lui au nom de ceux pour lesquels il a donné sa vie.» (p. 281).

Le texte est constitué principalement de textes de Gabriel Dumont présenté dans une excellente introduction par Denis Combet et Ismène Toussaint, qui situe le lecteur dans le contexte historique et rappelle que le destin des Métis, de Gabriel Dumont et Louis Riel, est inséparable de l’histoire du Canada. De nombreuses notes explicatives nous renseignent sur les faits, événements ou personnages qui sont concernés par l’histoire de Dumont et de Riel. Un document d’une grande humanité qui rend la figure de Gabriel Dumont inoubliable. Un remontant précieux dans le terne paysage politique actuel.

http://www.rpsquebec.qc.ca

 

L'ACTION NATIONALE À LA RADIO : « GABRIEL DUMONT, SOUVENIRS DE RÉSISTANCE D'UN IMMORTEL DE L'OUEST»

Communiqué de l'entrevue d'Ismène Toussaint effectuée par Robin Philpot, dans le cadre de l'émission « L'Effet versant », CIBL-Radio-Montréal, 6 avril 2009.

L’Action nationale à la radio

Radio CIBL - L’Effet versanCommuniqué
lundi 6 avril 2009  

L’ACTION NATIONALE À LA RADIO

M. Robin PHILPOT, journaliste-écrivain et annonceur radio, rencontrera Mme Ismène TOUSSAINT, auteure de Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (en collaboration avec Denis Combet) sur les ondes de CIBL Radio-Montréal 101,5 à l’émission L’Effet versant le lundi 6 avril à 13h30.

Gabriel Dumont — Souvenirs de résistance d'un immortel de l'Ouest C’est un document exceptionnel qu’Ismène Toussaint et Denis Combet, professeur de Lettres à l’Université de Brandon, Manitoba, révèlent au public québécois : depuis 120 ans, les Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (Éditions Cornac) de Gabriel Dumont dormaient dans les archives manitobaines. Réunissant les Mémoires, le Récit et les Souvenirs du chef métis ainsi que les confidences des survivants de la tuerie de Batoche (12 mai 1885), ils forment un récit de guerre haletant doublé d’un témoignage humain poignant. Mais si on connaissait jusqu’ici Gabriel Dumont comme chef des armées métisses, on ignorait qu’après la défaite, il avait repris le flambeau intellectuel de Riel dans la lutte pour les droits de ses compatriotes. Par le biais de correspondances inédites et d’articles de journaux d’époque, cet ouvrage dévoile un aspect totalement inédit du héros : l’homme politique, qui fut reçu triomphalement par les personnalités et la population du Québec lors de sa visite au pays en 1888.

Docteure ès lettres, journaliste indépendante, auteure d’ouvrages sur Louis Riel, sur Gabrielle Roy, et d’études sur la littérature canadienne-française et québécoise, Ismène Toussaint a accepté de répondre aux questions de Robin Philpot, autre défenseur de Louis Riel et de Gabriel Dumont.

 

L'ACTION NATIONALEGABRIEL DUMONT, SOUVENIRS DE RÉSISTANCE D'UN IMMORTEL DE L'OUEST 

Entrevue d'Ismène Toussaint effectuée par Robin Philpot, CIBL-RADIO-MONTRÉAL, 22 avril 2009.

http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=854&Itemid=182 (désactivé)

 

AU FIL DE L'HISTOIRE : GABRIEL DUMONT, UN IMMORTEL DE L'OUEST FASCINANT

Entrevue d'Ismène Toussaint effectuée par Sophie Ginoux, dans le cadre de l'émission « La Godasse.net », La Web-Radio urbaine de Montréal, 10 mai 2009

http://www.lagodasse.net/spip/spip.php?page=archive2&id_article=349&id_rubrique=3

 

GABRIEL DUMONT : SOUVENIRS DE RÉSISTANCE D'UN IMMORTEL DE L'OUEST

Entrevue d'Ismène Toussaint effectuée par Danièle Marcotte, dans le cadre de l'émission « Mots croisés », Radio-Canada Vancouver, 13 mai 2009, et reprise dans Vigile.

http://www.vigile.net/Toussaint-Ismene

 

BU NEWS - BU'S DENIS COMBET RELEASES TWO NEW BOOKS ABOUT GABRIEL DUMONT (Compte-rendu des deux nouveaux livres de Denis Combet sur Gabriel Dumont, par l'Université de Brandon)

Compte-rendu du journal de l'Université de Brandon (Brandon University), Manitoba, 21 mai 2009.

BRANDON UNIVERSITY NEWS

BU’S DENIS COMBET RELEASES TWO NEW BOOKS ABOUT GABRIEL DUMONT

BRANDON, MB – Brandon University professor (Classical and Modern languages Department) Dr. Denis Combet has co-written two new books about that have been recently released this spring. The first : Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (Les Éditions Cornac) was written with Ismène Toussaint. Combet  is also co-editor of the bilingual book : Histoires et identités métisses : Hommage à Gabriel Dumont/Histories and Metis Identities : A Tribute to Gabriel Dumont with collaborators Denis Gagnon and Lise Gaboury-Diallo. The books are available now through Brandon University’s Campus Books.

Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest covers all the writings of Gabriel Dumont, his memoirs, his life stories, his correspondences and many newspapers articles chronicling his visit to Quebec from 1887 to 1892. It also contains many witness’s accounts of Metis persons who fought during the North West Rebellion in 1885. The book sheds a new light on Gabriel Dumont, not only as a freedom fighter, but also as a great leader of the Metis community.

Histoires et identités métisses : Hommage à Gabriel Dumont/Histories and Metis Identities : A Tribute to Gabriel Dumont (Presses universitaires de Saint-Boniface, May-Jun 2009), is a collection of articles in French and in English by specialist researchers on Metis History, art, culture and literature.

Dr. Denis Combet joined the Brandon University faculty in July 2001. He holds a doctorate degree from the Université de Nancy II (France), and his doctorate thesis, The Mémoirs of Duke La Rochefoucault : Autobiographic and Heroic Tradition, was published in France. His book In Search of the Western Sea, Selected Journals of La Verendrye was published by Winnipeg’s Great Plains Press in 2001 and was selected by The Globe and Mail for its list of the 100 best books of the year un 2001. In Search of the Western Sea, Selected Journals of La Verendrye also won the Manitoba Historical Society’s 2002 Margaret McWilliams Award in the Popular Book Category. He is also the editor of the book Gabriel Dumont : Memoirs, published by les Éditions du Blé in 2006.

A French review of Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest entitled «Dumont le guerrier, Riel le prophète», was published in Le Devoir and can be read here.

http://www.brandonu.ca/news/article.asp?A_ID=2040


TRADUCTION : 

NOUVELLES DE L'UNIVERSITÉ DE BRANDON

COMPTE-RENDUS DES DEUX NOUVEAUX LIVRES DE DENIS COMBET SUR GABRIEL DUMONT,  PAR L'UNIVERSITÉ DE BRANDON

BRANDON, Manitoba - Le Docteur Denis Combet, professeur à l'Université de Brandon (département de langues classiques et modernes), a écrit deux nouveaux livres dont nous avons récemment fait le compte-rendu ce printemps. Le premier, Gabriel Dumont, Souvenirs d'un immortel de l'Ouest, a été écrit avec Ismène Toussaint. M. Combet est aussi le co-éditeur du livre bilingue Histoires et identités métisses : Hommage à Gabriel Dumont/Histories and Metis Identities, avec ses collaborateurs, Denis Gagnon et Lise Gaboury-Diallo. Ces ouvrages sont maintenant disponibles chez Campus Books, à l'Université de Brandon.

Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d'un immortel de l'OuestHistoires et identités métisses : Hommage à Gabriel Dumont/Histories and Metis Identities : A Tribute to Gabriel Dumont (Presses universitaires de Saint-Boniface, mai-juin 2009), est un collectif d'articles écrits par des chercheurs spécialisés en histoire, en art, en culture et en littérature métis. rassemble tous les écrits de Gabriel Dumont, ses mémoires, des histoires sur sa vie, ses correspondances et de nombreux articles de journaux chroniquant sa visite au Québec de 1887 à 1892. Il contient également nombre de témoignages de Métis ayant combattu durant la résistance du Nord-Ouest en 1885. Ce livre jette un éclairage nouveau sur Gabriel Dumont, non seulement en tant que combattant de la liberté, mais aussi en tant que grand leader de la communauté métisse.

Le Docteur Denis Combet a fait son entrée à la faculté de l'Université de Brandon au mois de juillet 2001. Il est titulaire d'un doctorat de l'Université de Nancy II (Nantes) et sa thèse, Les Mémoires du Duc de la Rochefoucauld: La tradition autobiographique et héroïque, a été publiée en France. Son ouvrage, À la recherche de la Mer de l'Ouest, Journaux choisis de La Vérendrye (In Search of the Western Sea, Selected Journals of La Verendrye ) a paru chez Winnipeg Great Plain's Press en 2001 et a été choisi par le journal The Globe and Mail comme l'un des 100 meilleurs de l'année en 2001. Il a également gagné en 2002 la Margaret McWilliams Award de la Société Historique du Manitoba , dans la catégorie « Livres populaires ». Enfin, Denis Combet est l'éditeur de l'ouvrage Gabriel Dumont : Mémoires (Gabriel Dumont: Memoirs), qui a été publié aux Éditions du Blé en 2006.

Un compte-rendu en français de Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d'un immortel de l'Ouest, intitulé « Dumont le guerrier, Riel le prophète », a paru dans le journal Le Devoir : on peut le lire ici.

http://www.brandonu.ca/news/article.asp?A_ID=2040

 

GABRIEL DUMONT : SOUVENIRS DE RÉSISTANCE D'UN IMMORTEL DE L'OUEST

Chronique de Louise Turgeon, Planète Québec, 21 juillet 2009.

La résistance de 1885 dans l'Ouest canadien, telle que vous ne l'avez jamais lue !

En 1888, soit trois ans après la défaite de Batoche et l'assassinat de Louis Riel, Gabriel Dumont (1837-1906), le héros des armées métisses, a décidé de sortir de l'ombre pour rétablir la vérité sur les origines de la révolte, le vol des terres autochtones par le gouvernement, le déroulement des hostilités, la personnalité controversée de son ami Louis Riel et son propre rôle dans l'organisation du soulèvement.

Pour ce faire, il a tout d'abord dicté un texte trépidant en trois volets comprenant ses Mémoires, un Récit et ses Souvenirs de résistance.

Un témoignage auquel les auteurs de cet ouvrage ont greffé les confidences uniques des survivants, plus colorées les unes que les autres, ainsi que l'histoire méconnue de Gabriel Dumont au Québec, enrichie d'articles de journaux de cette époque et de la correspondance, également inédite, que le chef métis entretint avec les plus importantes personnalités québécoises.

Complété par des notes et une bibliographie exhaustive, cet ouvrage apparaît à la fois comme un petit bijou de littérature populaire et comme un ouvrage de référence.

Et les amoureux d'aventures y trouveront tout ce qu'ils cherchent d'ordinaire dans les meilleures légendes du Far West.

Alors, en selle !

http://planete.qc.ca/culture/livres/quebecoisessais/quebecoisessais-2172009-160463.htl

 

GABRIEL DUMONT, LE DERNIER DES MÉTIS

Article de Denis Combet, L'Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique du Nord, juillet 2009.

Gabriel Dumont, le dernier des Métis

Gabriel Dumont photographié par Orlando Scott Goff, vers 1886-1888

Gabriel Dumont photographié
par Orlando Scott Goff, vers 1886-1888

La nation métisse d'Amérique du Nord naquit de la rencontre entre les mondes amérindiens et européens entre le XVIIe et le XIXe siècle. Gabriel Dumont, figure emblématique de ce peuple aux côtés de son ami Louis Riel, en défendit les droits par les armes non seulement à Batoche en 1885, mais aussi en paroles en Nouvelle-Angleterre et au Québec, où il tenta à partir de 1888 de présenter les Métis canadiens-français comme civilisateurs des Prairies. Ses capacités d'organisateur, sa loyauté, son esprit de décision et son obstination hors du commun inspirent toujours les multiples organismes métis à travers le Canada et les États-Unis. Les gestes posés par Gabriel Dumont inscrivent en toute légitimité la nation métisse au cœur du patrimoine de l'Amérique française.

Gabriel Dumont, figure emblématique des Métis de la Saskatchewan 

Le 23 septembre 2006, s'est tenue, au Collège universitaire de Saint-Boniface, une conférence en l'honneur du centenaire de la mort d'une figure emblématique des Métis:
Gabriel Dumont (1838-1906). Ce colloque bilingue a non seulement permis de réunir des chercheurs du Canada, des États-Unis et d'Europe, dont plusieurs Métis, mais il démontre de plus l'existence d'un engouement toujours plus important pour ce Métis canadien-français, grand chasseur de bison, trappeur, guide, interprète, traiteur, commerçant, homme de spectacle et militant exceptionnel (NOTE 1). Si le chef des troupes métisses qui ont combattu contre le Canada durant la rébellion des territoires du Nord-Ouest, en 1885, reste dans l'ombre de Louis Riel, il est néanmoins considéré comme un symbole toujours vivant de la cause des Métis, surtout en Saskatchewan et dans l'Ouest canadien. L'Institut Gabriel Dumont (Saskatchewan), créé en 1980, cet organisme communautaire dont le but est de préserver une culture unique et d'appuyer les divers groupes métis dans leurs initiatives des domaines de l'éducation, des arts et des services sociaux, témoigne de la vivacité associée à la mémoire de Gabriel Dumont (NOTE 2).

De toutes les provinces canadiennes, c'est la Saskatchewan qui associe le plus étroitement le nom de Dumont à son passé et sa culture diversifiée. Le musée de Batoche, un lieu de mémoire important, commémore à travers ses diverses expositions et célébrations les Métis engagés dans la résistance de 1885 et dirigés par Gabriel Dumont. Nous y trouvons entre autres sa tombe ainsi que des objets qui lui ont appartenu, tels que la montre en or qu'il a reçue en cadeau des Canadien français de New York en 1887, en l'honneur de sa bravoure, et le fameux billard de Dumont qui a été déplacé du pénitencier de Stoney Mountain (Manitoba) au musée de Batoche (Saskatchewan) en 2007 (
NOTE 3).

 

Centaur, par David Garneau

Des constructions et des monuments plus récents célèbrent aussi sa mémoire, tels le pont Gabriel Dumont qui enjambe la rivière Saschekatwan-Sud, à l'ouest de Rosther (Saskatchewan) ou, à Saskatoon, le parc qui porte son nom, situé sur la rive est de la rivière Saskatchewan-Sud. Mais le souvenir de ce natif de Saint-Boniface (1837) est présent dans tout le pays. L'école secondaire française Gabriel Dumont, à London (Ontario) a été fondée en son honneur en 1998. Enfin, en tant que Métis canadien-français, il n'est pas oublié dans le pays de ses ancêtres. Depuis le 6 février 2006, une des rues de la ville de Québec porte son nom, en mémoire des nombreux voyageurs du Bas-Canada qui, après 1763, ont continué leurs voyages de traite dans les Prairies et jusqu'aux Rocheuses, se mêlant aux autochtones et donnant naissance au peuple Métis (NOTE 4).

Si Gabriel Dumont symbolise la force d'un peuple issu de la rencontre entre les Européens et les Premières nations d'Amérique du nord, il est aussi le symbole du combat perpétuel que doivent mener les minorités pour la liberté et la défense de leurs droits. Dans le temps et l'espace, il représente le combattant engagé, à la fois intrépide et calme, sur qui repose le sort de toute communauté marginalisée par la société en place. Il tient aussi une place particulière dans l'histoire canadienne pour le rôle qu'il a joué aux côtés de Louis Riel durant la Rébellion des Territoires du Nord-Ouest au printemps 1885 (
NOTE 5).

Le clan des Dumont: du Québec à l'Alberta (1790-1880)

Les Dumont: voyageurs et chasseurs de bison dans les Prairies (1793-1864)

Campement métis dans la prairie, Manitoba, vers 1874

Campement métis dans la prairie, Manitoba, vers 1874

Tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles, la traite de la fourrure qui se développa du côté des Pays-d'en-Haut et vers l'hypothétique mer de l'Ouest, a permis des échanges culturels et des pratiques de métissages qui, à long terme, donnèrent naissance à un nouveau peuple: les Métis (NOTE 6). Dans les années qui suivirent la fin du Régime français (après 1763), de nombreux voyageurs canadiens-français travaillèrent dans les postes de la Compagnie du Nord-Ouest et ceux de la Compagnie de la baie d'Hudson. C'est durant cette période d'intenses activités commerciales dans l'Ouest canadien que ce nouveau peuple devint une force politique distincte (NOTE 7).

Le clan des Dumont, connu pour son rôle au sein de la communauté métisse des provinces actuelles de la Saskatchewan et de l'Alberta, venait du Québec. Jean-Baptiste Dumont, voyageur, quitta Montréal vers 1793 pour s'installer dans la vallée de la Saskatchewan, tout près du Fort d'Edmonton où il travailla pour la Compagnie de la baie d'Hudson. Il se maria avec une femme de la nation des Pieds-Noirs, Josephte Sarcis. Ils eurent trois enfants, Gabriel (1801-1880), l'oncle du héros de Batoche, Jean-Baptiste (1805-1885) et Isidore (1810-1885), chasseurs et guides respectés pour leur grande connaissance du pays. En 1853, Gabriel fonda la communauté du Lac Sainte-Anne (près d'Edmonton). Il fut notamment engagé avec ses frères et plusieurs membres de leur clan pour guider l'expédition de Palliser au-delà des Rocheuses. On les décrit alors comme un groupe qui vivait à la manière amérindienne. Habillés à l'européenne, la plupart parlaient français, mais ils préféraient s'exprimer en cri (NOTE 8). L'aîné des Dumont finit par s'installer à Battle River, alors que ses deux frères choisirent la Saskatchewan et le Manitoba. Cette situation alors fréquente confirme que le patrimoine de l'Amérique française se définit entre autres par de telles pratiques de métissage culturel et génétique, également inhérentes aux fondements de l'identité canadienne.

Gabriel Dumont, le guerrier des Prairies

Isidore Dumont, connu sous le nom d'Eskapo, se déplaça avec sa femme, Louise Laframboise, à Saint-Boniface, où le couple vécut de 1834 à 1840 de la vente du pemmican et de l'agriculture. Leur fils Gabriel (du même nom que son oncle) naquit vraisemblablement durant leur court séjour à la rivière Rouge, en décembre 1837, à Saint-Boniface. Nous savons très peu de choses sur l'enfance et l'adolescence de Gabriel Dumont, sinon qu'il vécut avec sa famille une vie semi nomade entre la rivière Rouge et Fort Pitt, à la frontière de la Saskatchewan et de l'Alberta actuelles. C'est au cours des nombreuses randonnées de son clan à travers les prairies qu'il développa très tôt le sens du combat et des dangers. Il connut son baptême du feu lors de la bataille du Grand Coteau (1851) qui opposa un parti de guerre sioux à un convoi de chasseurs métis de Saint-François Xavier (NOTE 9).

S'il combattit pour les Cris, alliés des Métis, il excella aussi sur le plan diplomatique, une qualité attribuée au clan des Dumont. En 1862, ces derniers négocièrent au lac au Diable avec les Sioux Dakotas qui fuyaient les troupes américaines toutes proches, et quelques années plus tard avec les Pieds-Noirs. On les engagea aussi comme interprètes lors du fameux Traité no 6, signé en 1876 à Battleford par le lieutenant-gouverneur Alexander Morris, entre le Canada et les Cris, les Assiniboines et les Chippayas de cette région. Les négociations entreprises par les Dumont avec diverses nations amérindiennes facilitèrent le passage des Métis sur les terres de leurs ennemis et consolidèrent des alliances politiques durables. D'ailleurs, en 1870, Gabriel Dumont proposa à Riel de venir à son aide avec plus de 500 autochtones pour contrer les troupes du colonel Wolseley qui s'avançaient vers la colonie de la rivière Rouge, preuve de sa force et de son influence sur les nations autochtones. C'est cette image de Gabriel Dumont, Métis traditionnel, chasseur de bison des prairies, dont le style de vie se rapproche beaucoup de celui des Premières nations, qui en fait le symbole vivant des multiples revendications contemporaines des Métis de l'Ouest, tant francophones qu'anglophones.

Gabriel Dumont: chef de la chasse et leader de Saint-Laurent de Grandin

Gabriel Dumont (1837-1906), commandant militaire des Métis lors de la rébellion du Nord-Ouest de 1885

Gabriel Dumont (1837-1906), commandant militaire des Métis lors de la rébellion du Nord-Ouest de 1885

L'image de Gabriel Dumont est associée au bien-être et au développement des communautés métisses pour lesquelles il se dévoua toute sa vie. Dumont était très conscient du rôle civilisateur que le peuple Métis jouait auprès des sociétés de l'Ouest canadien. Lui-même chef de chasse réputé (un honneur qu'il détint exceptionnellement de 1863 à 1880), faisait preuve de fermeté et de justice en ce qui concerne le respect de l'environnement, à une époque où le bison était déjà en voie de disparition. John Kerr, qui vécut chez les Dumont comme apprenti, nous raconte un épisode où l'aîné du clan, Jean, et Gabriel Dumont, qui participaient à une chasse avec leurs alliés Cris, condamnèrent Gros Ours qui avait enfreint la loi de la chasse (NOTE 10).

De même, en 1873, alors qu'il était président de la communauté de Saint-Laurent de Grandin fondée par le père Alexis André, Gabriel Dumont participa à la mise sur pied d'une forme de gouvernement autonome qui visait surtout la réglementation de la chasse. En 1875, cette initiative fut abolie par les autorités canadiennes. Les tensions entre les communautés métisses de la Saskatchewan-Sud et le gouvernement canadien allaient s'intensifier au cours des prochaines années. Gabriel Dumont joua alors un rôle militaire important pour la défense de son peuple. Ses faits d'armes et son courage lui ont valu une place centrale dans l'histoire canadienne de l'Ouest.

La voie des armes : la rébellion des Territoires du Nord-Ouest en 1885

La prise de Batoche
 La prise de Batoche

Revendications des Métis de la rivière Saskatchewan-Sud

La résistance des Métis de la Rivière Rouge, menée par Louis Riel en 1870, avait eu comme conséquences l'adoption de l'Acte du Manitoba par le gouvernement de sir John Mac Donald. Cette loi donnait aux Métis le droit de posséder leurs propres terres. Malheureusement, elles furent mal distribuées. Les Métis de la Rivière Rouge les vendirent à très bas prix aux spéculateurs, puis ils se déplacèrent aux États-Unis et dans les régions de la Saskatchewan et de l'Alberta, s'attendant à ce que leurs terres soient délimitées en lots riverains de forme rectangulaire, à la manière française, et non en carré, à la mode anglaise. Malentendus et contretemps empêchèrent les autorités canadiennes de satisfaire leurs demandes. Après douze ans de revendications pacifiques, un groupe mené par Gabriel Dumont se déplaça au Montana, afin de convaincre Louis Riel de venir les aider. Son arrivée eut comme conséquence de regrouper tous les Métis de la rivière de la Saskatchewan-Sud. Néanmoins, les méthodes pacifiques qui consistaient à envoyer des pétitions à Ottawa, furent un échec. En mars 1885, appuyé par Gabriel Dumont et son clan, Louis Riel décida de changer de tactique.

Combats au Lac-aux-Canards, à L'Anse-aux-Poissons et à Batoche (1885)

Sépultures des Métis tués lors de la bataille de Batoche

Sépultures des Métis tués lors de la bataille de Batoche

Ces trois lieux résonnent à tout jamais dans la mémoire collective des Métis et des Canadiens. Si Louis Riel reste le symbole du martyr d'un peuple, Gabriel Dumont incarne plutôt l'esprit de résistance toujours présent chez les Métis.

Le 26 mars 1885, Louis Riel établit l'Exovidate, un gouvernement provisoire composé de 12 conseillers. Gabriel Dumont fut désigné tout naturellement comme adjudant des troupes métisses qu'il organisa à la manière des équipes de chasseurs de bison. Plusieurs de ses initiatives militaires furent tempérées par Riel qui ne voulait pas répandre le sang. Néanmoins, Dumont se révéla un combattant redoutable et courageux. Blessé grièvement à la tête alors qu'il menait ses hommes à la victoire au Lac-aux-Canards, il faisait subir un autre revers aux troupes canadiennes un mois plus tard à l'Anse-aux-Poissons. Ses qualités de stratège lui permirent de mettre sur pied un judicieux système de défenses autour de Batoche, qui retarda de plusieurs jours la victoire remportée à cet endroit par des troupes canadiennes supérieures en nombre et en matériel militaire (
NOTE 11). Plusieurs jours après la bataille de Batoche, Gabriel Dumont sillonna en vain les collines et les plaines à la recherche de Louis Riel. Ayant appris qu'il était emprisonné à Régina, il se dirigea finalement vers le Montana, d'où il tenta sans succès d'organiser l'évasion de son chef et ami.

Gabriel Dumont, ou le défenseur des droits des Métis 1886-1892

Les mois qui suivirent la défaite de Batoche furent difficiles pour Dumont, avec la mort de son père en 1885 et de sa femme l'année suivante. Gabriel s'engagea pendant quelques mois comme tireur dans le Wild West Show de Buffalo Bill Cody : il y côtoya les milieux francophones de New Jersey qui s'intéressaient à son histoire et l'invitèrent à donner des conférences. C'est ainsi qu'il fit la connaissance d'Edmond Riboulet, un commerçant de New York, qui accepta d'être son secrétaire. La possibilité de s'exprimer par écrit allait lui permettre de continuer ce que Riel avait commencé, soit la défense des droits des Métis. De 1887 à 1892, Gabriel Dumont voyagea à travers l'Amérique du Nord afin de sensibiliser l'opinion publique aux conditions de vie difficiles des Métis (NOTE 12).

C'est au Québec, la terre de ses ancêtres, que Dumont fut le plus actif sur le plan politique (NOTE 13). En 1887, Honoré Mercier, fondateur du parti national, permit à Dumont de bénéficier de son amnistie. Il fut bientôt invité par des membres des clubs nationalistes et patriotiques du Québec pour donner une série de conférences qui connurent un grand succès dans les principales villes de la province, comme en témoignent de nombreux articles de journaux. Il côtoya alors plusieurs députés tels que Raymond Préfontaine, Fabien Vanasse et Laurent-Olivier David. (NOTE 14).

Dans ses conférences et dans sa correspondance, Dumont fit preuve d'une grande conscience politique en tentant de faire valoir les revendications des Métis qu'il présentait comme les frères des Canadiens français (NOTE 15). Il s'acharna également à réhabiliter le souvenir de Louis Riel que l'on avait accusé de folie lors de son procès à Régina. En se faisant l'héritier politique du père du Manitoba, Dumont s'inscrivait en continuité avec les grands leaders de ce peuple, pour démontrer l'importance des Métis au sein de la société et de l'histoire canadiennes.

Gabriel Dumont: le dernier des Métis (1888-1906)

Gabriel Dumont, 1838-1906 Batoche, 1885

Gabriel Dumont, 1838-1906 Batoche, 1885

Cependant, Gabriel Dumont ne réussit pas à influencer l'opinion publique, ni les personnages politiques pourtant symphatiques à la cause métisse. Il est vrai qu'il s'aliéna le parti des ultramontains en s'en prenant aux ecclésiastiques qui s'étaient élevés contre les plans de Riel à Batoche. Ceux-ci avaient donné des renseignements à l'ennemi et refusé la confession aux Métis. En 1888, Dumont était de passage à Montréal dans le but de livrer ses souvenirs à la postérité et de démentir les rapports officiels du général canadien Frederick Dobson Middleton sur les événements de 1885. Ses rédacteurs, les avocats Adolphe Ouimet et Benjamin-Antoine Testard de Montigny, insérèrent son témoignage dans leur ouvrage publié en 1889: Louis Riel, la Vérité sur la question métisse au Nord-Ouest, un document important qui justifiait la rébellion des Premières nations et des Métis en 1885 (NOTE 16).

Gabriel Dumont retourna ensuite vivre dans l'Ouest. Il ne revint brièvement au Québec qu'en 1892 pour s'occuper d'une souscription qui y avait été levée à l'intention de la veuve et des enfants de Louis Riel, exécuté en 1885 pour trahison. Cette souscription témoigne des liens qui existaient encore entre les Canadiens français du Québec et leurs «cousins» métis de l'Ouest (NOTE 17). À la fin de sa vie, Dumont s'installa sur les terres d'un de ses neveux, Alexis Dumont, pour y vivre à la manière des anciens Métis. Il devait néanmoins, quelque temps avant sa mort, dicter à un auteur anonyme ses mémoires qui le justifieraient, ainsi que son peuple, aux yeux de la postérité. Cette intention d'écriture le classe au même rang que les grands personnages de l'histoire qui écrivent leur mémoires pour se justifier aux yeux de l'Histoire officielle souvent dévalorisante pour les vaincus. Ce «dernier des Métis» mourut le 19 mai 1906 à Bellevue, près de Batoche (Saskatchewan), des suites d'une crise cardiaque.

Denis Combet
Professeur, Brandon University, Manitoba 

NOTES

NOTE 1. Colloque Gabriel Dumont, Histoire et identité métisses, les 21, 22 et 23 septembre 2006, Collège universitaire de Saint-Boniface, Manitoba, organisé conjointement avec L'Université de Brandon, sous la direction de Denis Gagnon, Denis Combet et Lise Gaboury-Diallo.

NOTE 2. Ville de Québec. «Inauguration de la rue Gabriel-Dumont à Québec (arrondissement Sainte-Foy-Sillery)», Québec, Le regroupement municipal, 6 février 2006, http://www.ville.quebec.qc.ca/fr/ma-ville/toponymies/rues/gab-dumont.html.

NOTE 3.  L'Institut Gabriel Dumont offre des programmes communautaires, un service de publication comprenant des documents historiques et pédagogiques. Le 10 janvier 2007, le gouvernement canadien a signé une entente sur le développement des ressources humaines autochtones de 22,1 millions de dollars avec cet institut.

NOTE 4. Ce billard est un symbole de la restitution des objets volés aux Métis en 1885.

NOTE 5. Pour une biographie sur Gabriel Dumont voir Georges Woodcock, Gabriel Dumont le chef métis et sa patrie perdue, Montréal VLB éditeur, 1986 (traduit de l'anglais par Pierre Desruissaux et François Lanctôt; édition originale parue sous le titre Gabriel Dumont, The Métis Chief and his lost World, Edmonton Hurtig Publisher, 1975, rééditée par J. R. Miller, Broadview Press, Peterborough, 2003). Voir aussi, Roderick Charles Macleod, «Gabriel Dumont», Québec, Dictionnaire biographique du Canada, vol. 13, 190-191, Québec et Toronto, Presses de l'Université Laval/Université de Toronto, 1994, p. 327-333; repris dans Dictionnaire biographique en ligne, Bibliothèque et Archives Canada, Ottawa, 2000, 5 p.

NOTE 6. Sur la question du métissage et de l'indianisation voir entre autres, Gilles Havard, Empire et métissages, Indiens et Français dans le Pays d'en haut, 1660-1715, Montréal et Paris, Éditions Septentrion/Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 2003; Philippe Jacquin, Les Indiens blancs, Français et Indiens en Amérique du Nord (XVIe-XVIIe siècles), Paris, Payot, 1987; Jennifer Brown, Strangers in Blood : Fur Trade Company Families in Indian Country, Vancouver, University of British Columbia, 1980; Jennifer Brown et Jacqueline Paterson, The New People. Being and Becoming Metis in North America, Winnipeg, University of Manitoba Press, 1985.

NOTE 7. Deux événements sont généralement considérés comme des instants clé quant à la naissance d'une nation métisse et de l'influence politique que celle-ci allait jouer dans les Prairies. Le premier est la bataille de la Grenouillère ou des Sept-Chênes qui eut lieu le 19 juin 1816 entre les colons écossais de Robert Semple et un groupe de Métis menés par Cuberth Grant. Le second est le procès de Guillaume Sayer qui se déroula au fort Garry (Manitoba), siège de la Compagnie de la baie d'Hudson (CBH), le 17 mai 1849. Accusé de trafic de fourrures illicite avec les Américains, ce marchand métis fut sauvé par une centaine de Métis menés par Jean-Louis Riel (le père de Louis Riel).  

NOTE 8. Voir The Papers of the Palliser Expedition 1857-1860, Edited with an introduction and notes by Irene M, Spry, The Publication of the Champlain Society, Toronto, The Champlain Society, 1968, p : 221-222.

NOTE 9. Cette bataille eut lieu les 13 et 14 juillet 1851 dans le Missouri, et opposa trois cents Sioux Lakotas à un convoi de Métis de Saint-François-Xavier (Manitoba). La nette victoire des Métis sur leurs ennemis héréditaires leur permit de circuler plus librement aux États-Unis pour y développer le commerce de pemmican.

NOTE 10. Voir «Chapitre XIX : Chief Big Bear and the Bison», Constance, Kerr-Sissons, John Kerr, Toronto, Oxford University Press, 1946, p : 152-161.

NOTE 11. Sur l'aspect militaire des batailles du Lac-aux-Canards, de L'Anse-aux-Poissons, et de Batoche (1885), voir Walker, Hildebrandt, La bataille de Batoche : une petite guerre britannique contre des Métis retranchés, Ottawa, Environnement Canada et Service canadien des Parcs, coll. «Études en archéologie, architecture et histoire», 1985; Bob Beal et Roderick Charles Macleaod, Prairie Fire. The 1885 North West Rebellion, Edmonton, Hurtig Publishers, 1984.

NOTE 12. Sur les initiatives politiques de Dumont pour la défense des droits des Métis après Batoche, voir Diane Paulette Payment, «Les gens libres - Otipemisiwak», Batoche, Saskatchewan, 1870-1930, Ottawa, Environnement Canada et Service des Parcs, 1990, p : 170-173.

NOTE 13. En 1885, les habitants de la province de Québec avaient réagi avec passion contre la pendaison de Louis Riel et ils accueillirent avec chaleur le héros de Batoche.

NOTE 14. Voir Gabriel Dumont, Mémoires - Les Mémoires dictés par Gabriel Dumont et le Récit Gabriel Dumont (textes établis et annotés par Denis Combet et traduits en anglais par Lise Gaboury-Diallo), Saint-Boniface, Éditions du Blé, 2006.

NOTE 15.  Il s'attardait entre autres au problème des amnisties, des titres de propriétés (ou scrips), des dédommagements dont les Métis devaient bénéficier après les pertes financières subies durant les évènements de Batoche.

NOTE 16. Sur le passage de Gabriel Dumont au Québec, ses conférences, ses diverses correspondances avec des personnages politiques ou religieux de cette province, et les articles de journaux qui traitèrent de son passage à Montréal et à Québec, voir Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d'un immortel de l'Ouest, Présentation et notes Denis Combet et Ismène Toussaint, Québec, Éditions Cornac, 2009, «Chapitre V : Gabriel Dumont au Québec», p : 197-271; et «Articles de Journaux sur Gabriel Dumont», p : 274-308.

NOTE 17. Si l'on en croit les familles Riel et Dumont, l'évêque de Saint-Boniface Monseigneur Tasché aurait conservé pour son diocèse la somme d'argent amassée à cette occasion au lieu de la remettre à la famille Riel; c'est pourquoi Gabriel Dumont était de passage au Québec en 1892. Voir la lettre de L. A. Fortier (docteur), «Lettre à Joseph Riel», Saint-Boniface, Société Historique de Saint-Boniface et Centre du patrimoine, Fonds Louis- Riel, document 446, 1092.

http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-240/

 
BIBLIOGRAPHIE :

I. OUVRAGES

Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (présentation et notes de Denis Combet et Ismène Toussaint), Québec, Éditions Cornac (Michel Brulé), 2009.  

Ouvrage cité dans :

- COMBET, Denis. « Gabriel Dumont, le dernier des Métis », Québec,  L’Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française, juillet 2009, http://www.http://www.ameriquefrancaise.org/article-240

- La Presse Québécoise : « Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, présentation et notes de Denis Combet et Ismène Toussaint, Éditions Cornac », Terrebonne, vol. 5, nº10, décembre 2009, p. 7 ; vol. 6, nº1, p. 7, février 2010, p. 12 ; vol. 6, nº 3, avril 2010, p. 5 ; vol. 6, nº 4, mai 2010, p. 6 ; vol. 6, nº 5, juin 2010, p. 9 ; vol. 6, nº 6, septembre 2010. p. 9 ; http://www.rpsquebec.qc.ca  

- Commission scolaire francophone, Territoires du Nord-Ouest, Centre territorial de ressources autochtones, rubrique « Livres français », 2010, http://www. csfntno.com/programme-autochtone/LIVRESFRANCAIS.html 

- LEFEBVRE, Chantal (Association des Écrivains francophones de l’Ouest canadien). « Ismène Toussaint, auteure », Ismène Toussaint, 24 janvier 2010, http://www.ismenetoussaint.com/ ArticleView.php?article_id=1  - COURNOYER, Jean, « La Mémoire du Québec : Dumont (Gabriel) », Memoireduquebec.com-/Wikipedia, 2013,
http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=Dumont_(Gabriel)

- Catalogue des Éditions Cornac, rubrique « Essais/Beaux Livres », Québec, 2010, http://editionscornac.com/spip/spip.php?page=catalogue_details&livre=20&rub=9#anchrage 

- CAMBE, Estelle. « Postérité de Louis Riel : L'émergence d'une littérature de l'Ouest canadien dans la francophonie nord-américaine », Thèse de doctorat en Études littéraires, Montréal, Université du Québec à Montréal (UQÀM), janvier 2012,
http://www.archipel.uqam.ca/4821/1/D2270.pdf  

- VOX TÉLÉVISION. « Louis Riel, héros ou bandit ? - À Mémoire de Proulx on reçoit la spécialiste de Louis Riel, Ismène Toussaint », Vox, émission « Mémoire de Proulx en rafale », Montréal, 18 juin 2012, http://www.ow.ly/bF6SG - /emissions/memoire_de_proulx.php - interview de Patricia Perron - dir : Gilles Proulx) http://voxtv.ca/images/memoires_de_proulx/louis_riel.pdf (Vox :http://voxtv.ca/montreal)

- COURNOYER, Jean. « La Mémoire du Québec : Dumont (Gabriel) », Mémoire duquebec.com/Wikipedia, 2013, http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=Dumont_(Gabriel)

- PINTEREST. « Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d'un immortel de l'Ouest (présentation et notes de Denis Combet et Ismène Toussaint », rubrique « Metis People », Pinterest.com, 2013, http://www.pinterest.com/hoheyhockey/metis-people

- DIRECTION DES RESSOURCES ÉDUCATIVES DU MANITOBA FRANÇAIS. Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d'un immortel de l'Ouest (présentation et notes de Denis Combet et Ismène Toussaint), Direction des ressources éducatives du Manitoba français, site gouvernemental, 2013, http://www.dref.mb.ca/in/faces/details. xhtlm?id=p::usmarcdef_0000052876

- POULIN, Jacques. L'Homme de la Saskatchewan, roman, Éditions Actes Sud, 2011

II. DISCOURS

TOUSSAINT, Ismène. « Le retour de Gabriel Dumont : discours de lancement de l’ouvrage d’Ismène Toussaint et de Denis Combet, Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, prononcé le 11 mai 2009 à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dans le cadre des Lundis de l’Histoire animés par Yves Saint-Denis, président de la section Ludger-Duvernay » ; repris dans TOUSSAINT, Ismène, et Éric CARTIER, et Julien LAFRANCE. « Un peuple métis libre, une vision, une union – 11 mai 2009 : Le retour de Gabriel Dumont au Québec – Ismène Toussaint, enfant spirituelle de Louis Riel, consolide l’Union métisse Est-Ouest et fait reconnaître Gilles Rhéaume comme leader historique », Ismène Toussaint, Ismène Toussaint, 20 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=8 ; repris sous le titre « 11 mai 2009 : Discours de Mme Ismène Toussaint prononcé à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal lors du lancement de son ouvrage, Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest » dans Ismène Toussaint, 20 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=18 ; repris partiellement dans « Lancement du livre de Gabriel Dumont, Métis », 6 vidéos de Gilles Bédard sur le lancement de l’ouvrage d’Ismène Toussaint et de Denis Combet, Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (sous les auspices de la section Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal) », Tagtélé – Le Portail vidéo du Québec, 12 et 13 mai 2009, http://www.tagtele.com/ ; dans BÉDARD, Gilles : CD-souvenir du lancement de l’ouvrage d’Ismène Toussaint et de Denis Combet, Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, le 11 mai 2009 à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dans le cadre des Lundis de l’Histoire animés par Yves Saint-Denis, président de la section Ludger-Duvernay (Archives Ismène Toussaint).

RHÉAUME, Gilles. « Discours de lancement de l’ouvrage d’Ismène Toussaint et de Denis Combet, Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest », prononcé  le 11 mai 2009 à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ; repris dans TOUSSAINT, Ismène, et Éric CARTIER, et Julien LAFRANCE : « Un peuple métis libre, une vision, une union – 11 mai 2009 : Le retour de Gabriel Dumont au Québec – Ismène Toussaint, enfant spirituelle de Louis Riel, consolide l’union métisse Est-Ouest et fait reconnaître Gilles Rhéaume comme leader historique », suivi de « Un peuple métis libre, une vision, une union 11 mai 2009 : le retour de Gabriel Dumont au Québec », Ismène Toussaint, 9 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=8

RHÉAUME, Gilles. « Discours de M. Gilles Rhéaume lors de la remise du prix Chevalier-de-Lorimier à la Soirée de Gala des Patriotes 2009, organisée le 18 mai 2009 par le Rassemblement pour un Pays souverain, dans le cadre de la Journée des Patriotes », Montréal, Centre des Congrès Renaissance ; repris dans la vidéo éponyme de Gilles Bédard, Tagtélé – Le Portail vidéo du Québec, 21 mai 2009, http://www.tagtele.com

SAINT-DENIS, Yves. « Lancement du livre sur Dumont à la Maison-Duvernay le 11 mai 2009 – Ismène Toussaint, écrivaine », discours de lancement de l’ouvrage d’Ismène Toussaint et de Denis Combet, Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest », le 11 mai 2009 à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dans le cadre des Lundis de l’Histoire animés par Yves Saint-Denis, président de la section Ludger-Duvernay (Archives Ismène Toussaint – Jean Jolicœur – Union métisse Est-Ouest) ; repris dans TOUSSAINT, Ismène, et Éric CARTIER, et Julien LAFRANCE. « Un peuple métis libre, une vision, une union – 11 mai 2009 : Le retour de Gabriel Dumont au Québec – Ismène Toussaint, enfant spirituelle de Louis Riel, consolide l’Union métisse Est-Ouest et fait reconnaître Gilles Rhéaume comme leader historique », Ismène Toussaint, Ismène Toussaint, 20 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=8 ; sous le titre « Ismène Toussaint, écrivain » - Allocution de M. Yves Saint-Denis, président de la section Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM, 11 mai 2009) », dans Ismène Toussaint, 2 décembre 2012, http: //www.ismenetoussaint.ca/ ArticleView.php?article_id=764 ; dans Ismène Toussaint.com, 2 décembre 2012, http://www.ismenetoussaint.com/ArticleView.php?article_id=139 ; dans Louis Riel, 31 décembre 2012, http://www.louisriel.org/ArticleView.php?article_id=36

III. CONFÉRENCE

« Après cent-vingt ans, Gabriel Dumont revient au Québec », conférence prononcée le 11 juin 2009 dans le cadre des soirées Ludger reçoit de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, sous les auspices de Jean-Pierre Durand, son vice-président ; reprise sous le titre « Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest Une conférence intitulée « Après cent-vingt ans, Gabriel Dumont revient au Québec », fut prononcée le 11 juin 2009 par Mme Ismène Toussaint, co-auteure de Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, dans le cadre Ludger reçoit de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal, sous les auspices de Jean-Pierre Durand, son vice-président, et de nombreux invités et personnalités », dans Ismène Toussaint, 23 janvier 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=4

IV. ARTICLES

« Argumentaire de Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (présentation et notes de Denis Combet et Ismène Toussaint), Québec, Éditions Cornac, 2009, 2 p. ; repris dans Ismène Toussaint, rubrique « Gabriel Dumont, le Bison de feu », 27 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=31  

« En avant-première : Extraits du livre de Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (présentation et notes de Denis Combet et Ismène Toussaint) », La Nation autochtone du Québec, 23 février 2009, http://www.autochtones.ca/portal/fr/ArticleView.php?article_id=507 ; repris dans Les Patriotes de Saint-Eustache, Saint-Eustache, 23 janvier 2009, http://www.patriotes.cc/portal/fr/ArticleView.php?article_id=164 ; dans Ismène Toussaint, rubrique « Gabriel Dumont, le Bison de feu », 27 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=31 

« Communiqué de l’interview d’Ismène Toussaint par Robin Philpot sur son ouvrage Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (en collaboration avec Denis Combet) », émission « L’Effet versant », Montréal, CIBL, Radio-Montréal, La Radio de L’Action nationale, 101,5 FM, 6 avril 2009 ; repris dans Agenda militant.info, Babillard des mouvements sociaux et des consultations gouvernementales, printemps 2009, sous le titre « Communiqué de Robin Philpot, animateur de l'émission L'Effet versant sur CIBL : Communiqué radio Robin Philpot – L’Action nationale à la radio : Dossier sur les Métis Louis Riel et Gabriel Dumont du Manitoba », Montréal, avril 2009, http://www.agendamilitant.info ; dans Vigile, sous le titre « La Radio de L’Action nationale – CIBL, L’Effet versant : Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest », Montréal, 1er avril 2009, http://www.vigile.net/Radio-CIBL-L-Effet-versant 

« États de service du petit soldat de Louis Riel et de Gabriel Dumont – 10 ans au service de la Nation »,  remis le 11 mai 2009 à Yves Saint-Denis, président de la section Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, à l’occasion du lancement de l’ouvrage d’Ismène Toussaint et de Denis Combet, Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, Québec, Éditions Cornac, 2009 (Archives Ismène Toussaint). 

« Un peuple métis libre, une vision, une union – 8 mai 2009 : reconnaissance de M. Gilles Rhéaume à titre de leader historique de l’Union métisse Est-Ouest et de fondateur de l’Acte d’Union du 8 mai 2007 par les chefs métis Est-Ouest », chronique « Délivrez-vous ! », de Sophie Ginoux, précédée de « Au fil de l’histoire : Gabriel Dumont, un immortel de l’Ouest fascinant », interview d’Ismène Toussaint à l’occasion de la parution de son ouvrage, Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, Montréal, « La Godasse », La Web-radio urbaine de Montréal, 9 mai 2009, http://www.lagodasse.net/spip/spip.php?page=archive2&id_article=349&id_rubrique=3 ; repris dans Vigile sous le titre « Un peuple métis libre, une vision, une union – M. Gilles Rhéaume est reconnu leader historique de cette union », Montréal, 12 mai 2009, http://www.vigile.net/un-peuple-metis-libre-une-vision  

« Un grand coup en faveur de la cause métisse – 18 mai 2009 : Gilles Rhéaume fait reconnaître la Nation métisse par la Nation québécoise », Montréal, Vigile, 24 mai 2009, http://www.vigile.net/ ; repris dans Wikio, votre portail d’infos, rubrique « Gilles Duceppe – Personnalités politiques –  Politique canadienne », mai 2009, http://www.wikio.fr/international/amerique/canada/politique_canadienne/personnalites_politiques/gilles-duceppe ; dans Newstin organise les actualités, mai 2009 ; http://www.newstin.fr/tag/fr/133380564 ; dans Nation métisse contemporaine, juin 2009, http://www.metisquebec.com/famille_fichiers/bulletin.htl ; dans Ismène Toussaint, rubrique « 18 mai 2009 :», 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=

« Ismène Toussaint donnera une conférence le jeudi 11 juin 2009 : Après cent-vingt ans, Gabriel Dumont revient au Québec, communiqué, 11 juin 2009 – Conférence d’Ismène Toussaint sur Gabriel Dumont et les Métis à la SSJBM », Montréal, Vigile, 7 juin 2009, http://www.vigile.net/apres-cent-vingt-ans-gabriel ; repris dans Ismène Toussaint, rubrique « Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest », 23 janvier 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=4

« Importante déclaration de la Coprésidence des Autochtones Métis de la Nation québécoise – 11 juin 2009 : Coprésidence des Autochtones Métis de la Nation québécoise : Jean Jolicœur dénonce la violation des droits des Métis et des Indiens hors-réserves par les gouvernements lors d’une conférence d’Ismène Toussaint prononcée sur Gabriel Dumont à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal », Ismène Toussaint, 21 janvier 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=2 (en collaboration avec Éric Cartier). 

« Un peuple métis libre, une vision, une union  – 11 mai 2009 : le retour de Gabriel Dumont au Québec – Ismène Toussaint, enfant spirituelle de Louis Riel, consolide l’Union métisse Est-Ouest et fait reconnaître Gilles Rhéaume comme leader historique » (en collaboration avec Éric Cartier et Julien Lafrance), suivi de « Chronique du monde métis : Un peuple métis libre, une vision, une union – 11 mai 2009 : le retour de Gabriel Dumont au Québec », Ismène Toussaint, 9 février 2010,  http://www.ismenetoussaint.ca /ArticleView.php?article_id=8 

« Un peuple métis libre, une vision, une union – 18 mai 2009 : Gilles Rhéaume fait reconnaître la Nation métisse par la Nation québécoise – Le mini « coup d’état » de Jean Jolicœur et d’Ismène Toussaint » (en collaboration avec Éric Cartier et Julien Lafrance), suivi de « Chronique du monde métis : Un peuple métis libre, une vision, une union  – 18 mai 2009 : Gilles Rhéaume fait reconnaître la Nation métisse par la Nation québécoise – Le mini « coup d’état » de Jean Jolicœur et d’Ismène Toussaint » (en collaboration avec Éric Cartier) ; repris dans Ismène Toussaint, 9 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=7 

Le Livre de presse de Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (présentation et notes de Denis Combet et Ismène Toussaint), 2009 (Archives d’Ismène Toussaint).

V. ARTICLES D’AUTRES AUTEURS

ÉDITIONS STANKÉ/QUEBECOR MÉDIA. « Communiqué : Louis Riel honoré aux États-Unis par le biais d’un de ses enfants spirituels », La Nation autochtone du Québec, rubrique « Louis Riel, défenseur du peuple métis », 23 février 2009, http://www.autochtones.ca/portal/fr/ArticleView.php?article_id=507  ; repris dans Les Patriotes de Saint-Eustache, Saint-Eustache, février 2009, http://www.patriotes.cc/portal/fr/ArticleView.php?article_id=164 (sur les ouvrages d’Ismène Toussaint distingués par The History Cooperative : Louis Riel, le Bison de cristal et Louis Riel : Journaux de guerre et de prison) ; dans Louis Riel, 21 septembre 2011, http://www.louisriel.org/ArticleView.php?article_id=10 ; dans Ismène Toussaint, 24 octobre 2011, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=545 ; dans Ismène Toussaint.com, même date, http://www.ismenetoussaint.com/ArticleView.php?article_id=33 ; traduit en anglais sous le titre « Louis Riel honoured in the U.S. through a spiritual child – Authoress Ismène Toussaint ».

MORGAN, Jean-Louis. « Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest », communiqué de presse, Québec, Éditions Cornac, 2009, 1p. ; repris comme annonce dans le site du distributeur Prologue, Montréal, 3 mars 2009, http://www.prologue.ca/catalogue_details.php?id=24564 ; dans Miliciens et Réguliers du Marquis de Montcalm, Québec, 16 mars 2009, http://www.miliciensdemontcalm.allmyblog.com (dir. Mario Harton) ; dans L’Orée, rubrique « Les amis de L’Orée », Plerneuf, France, 18 mars 2008, http://www.l-oree.org/les_amis.htm#ismene (dir. Françoise Boixière) ; dans Vigile, Montréal, mars 2009, http://www.vigile.net/IMG/pdf/Comm_presse_DUMONT.pdf ; dans Planète Québec, chronique de Louise Turgeon : « Auteurs québécois : Essais, biographies, documents », 30 mars 2009, http://www.planete.qc.ca/culture/livres/quebecoisessais-3032009-160463.htl et chroniques/imprimer.php?planete_no_chronique=160463 dans Ismène Toussaint, rubrique « Gabriel Dumont, le Bison de feu », 27 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=31 ; sous le titre « Communiqué des Éditions Cornac, Québec  - Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, par Ismène Toussaint et Denis Combet », Louis Riel, 22 septembre 2011, http://www.louisriel.org/ArticleView.php?article_id=14

NAPOLI, Luigi. « La Lotta dei Metticci del Quebec », Montreal, Il Cittadino canadese, anno XVIII, nº 10, 11 Marzo 2009, p. 5 ; http://www.cittadinocanadese.com

L’ACTION NATIONALE. « Gabriel Dumont. Entrevue avec Ismène Toussaint – Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest », annonce de l’interview d’Ismène Toussaint par Robin Philpot (effectuée le 6 avril 2009 à l’émission « L’Effet versant », CIBL-La Radio de L’Action nationale, Montréal, 101, 5FM),  dans le site de L’Action nationale, Montréal, 17 avril 2009, http://www.action-nationale.qc.ca/index2.php?option=com_content&task=view&id=8548itermid=182&pop=18 ; dans « Gabriel Dumont, le Bison de feu », Ismène Toussaint, 27 février 2010, http://www.ismenetousssaint.ca/ArticleView.php?article_id=31 

SAINT-DENIS, Yves. « Invitations au lancement de l’ouvrage de Denis Combet et d’Ismène Toussaint, Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest », le 11 mai 2009 à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dans le cadre des Lundis de l’Histoire animés par Yves Saint-Denis, président de la section Ludger-Duvernay ; Montréal, 11 mai 2009 (Archives Ismène Toussaint).

LAPIERRE, Michel. « Dumont, le guerrier, Riel, le prophète », Montréal, Le Devoir, 2 mai 2009 ; http://www.2009/05/02/248510.html ; repris dans Vigile, Montréal, 4 mai 2009, http://vigile.net/dumont-le-guerrier-riel-le-prophète ; dans Le Chenillou, un gars ben ordinaire de Franche-Comté, blogue français, 3 mai 2009, http://www.lechenillou.canalblog.com/archives/2009/05/06 ; dans Actualité catholicisme, http://religion.123 News/org/Actualite-catholicisme-000467.html ; dans Mille Poètes, juin 2009, http://millepoetes.com/156486.acerboard/156486-2048-29839-0-dumont-guerrier-Riel-metis.htm ; dans dans Bligg.fr, 2009, http://www.bligg.fr/note/Fil-de-presse---Le-Devoir/Dumont-le-guerrier,-Riel-le-prophete/9405387.htl ; dans « Gabriel Dumont, le Bison de feu », Ismène Toussaint, 27 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=31 

ROY, Paul-Émile. « La figure inoubliable de Gabriel Dumont », Terrebonne, La Presse québécoise, vol. 5, nº 8, 14 mai 2009, p. 9, http://www.rpsquebec.qc.ca ; repris dans « Gabriel Dumont, le Bison de feu », Ismène Toussaint, 27 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=31 

ROY, Paul-Émile. « Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, présentation et notes de Denis Combet et Ismène Toussaint, Québec, Éditions Cornac, 2009, 408 p. », Montréal, L’Action nationale, vol. 99, nº 5-6, mai-juin 2009, p. 150-153 ; repris dans « Gabriel Dumont, le Bison de feu », Ismène Toussaint, 27 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=31 ; dans Les Cahiers de L’Action nationale, « Mémoire vive et travaux d’histoire », Montréal, Été 2010, vol. 4, nº 3, p. 24 (ref : http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=1026&Itemid=269)

« Le frère d’armes de Louis Riel : Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, par Denis Combet et Ismène Toussaint », Québec, Le Soleil, 11 mai 2009.

THOMSON, Lisa. « BU’S Denis Combet releases two new books about Gabriel Dumont », Brandon University, BU News, May, 21, 2009,   http://www.brandonu.ca/article.asp?AID=240 ; repris dans « Gabriel Dumont, le Bison de feu », Ismène Toussaint, 27 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=31  

CULTURE HEBDO. « À la découverte du chef métis Gabriel Dumont : Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, par Denis Combet et Ismène Toussaint », Culture Hebdo, mai 2009, http://www.culturehebdo.com/livres.htm ; repris dans « Gabriel Dumont, le Bison de feu », Ismène Toussaint, 27 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=31 

DURAND, Jean-Pierre, vice-président de la SSJBM. « Dans le cadre des soirées Ludger reçoit, la SSJBM vous invite – Conférence de Mme Ismène Toussaint sur Gabriel Dumont, héros métis de l’Ouest, jeudi, 11 juin, 19h », affiche, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 11 juin 2009 ; reprise dans Debout ! Bloc québécois, 11 juin 2009, http://www.blocquebecois.org/ bloc_evenement.asp?id=2009-06-11

DURAND, Jean-Pierre. « Annonce de la conférence de Mme Ismène Toussaint sur Gabriel Dumont, le 11 juin 2009 à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal », Tenir salon chez Ludger, Montréal, Vigile, 18 mai 2009, http://www.vigile.net ; reprise dans Coalition Souverainiste, Montréal, mai 2009, http://www.coalitionsouverainiste.com ; dans Mouvement Montréal français, Montréal, 18 mai 2009, http://www.montrealfrancais.info/node/1148  

« Livres 2009 – Arts, cinéma, TV : Essais – Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest », Montréal, Vigile, automne 2009, http://www.vigile.net/-Livres 2000?- debut ref2= 60

RHÉAUME, Gilles. « La Ligue québécoise contre la Francophobie canadienne appuie le NPD au sujet de Louis Riel », communiqué de la Ligue québécoise contre la francophobie canadienne (LQFC), Facebook, 17 novembre 2009, http://www.facebook.com/#/note.php?note&id=100000412539149&ref=mf) ; repris dans Ismène Toussaint, 10 mars 2010, « 18 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=16  

SAINT-DENIS, Yves. « Le 125e anniversaire de Louis Riel et la Fête des Patriotes à Saint-Eustache le samedi 5 décembre 2009  – Section Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal », discours de lancement de la commémoration-Riel du 11 octobre 2010,  prononcé dans le cadre de la section Jean-Olivier Chénier de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal au Banquet des Patriotes de Saint-Eustache,  Saint-Eustache, 5 décembre 2009 (Archives Ismène Toussaint – Jean Jolicœur – Union métisse Est-Ouest).

MAISON NORMAN-BETHUNE. « Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (présenté par Denis Combet et Ismène Toussaint), Québec, Éditions Cornac, 2009, 405 p. », Montréal, Maison Norman Béthune, Librairie Bureau d’information politique, 2009, http://www.maisonnormanbethune.ca

HASPECK, Josiane. « Pierre-Benoît Livernois, patriote régional de l’Année – Section Jean-Olivier Chénier de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal », Saint-Eustache, L’Éveil et La Concorde, rubrique « Actualités – Nord Info », 11 décembre 2009, http://www.leveil.com/article-i411352-Pierre-Benoit-livernois-patriote-regional-de-lannee.html

VOX TÉLÉVISION. « Louis Riel, héros ou bandit ? - À Mémoire de Proulx on reçoit la spécialiste de Louis Riel, Ismène Toussaint », Vox, émission « Mémoire de Proulx en rafale », Montréal, 18 juin 2012, http://www.ow.ly/bF6SG - http://voxtv.ca/images/memoires_de_proulx/louis_riel.pdf (Vox :http://voxtv.ca/montreal/emissions/memoire_de_proulx.php - interview de Patricia Perron - dir : Gilles Proulx).

PAPEN, Robert. « Notes bibliographiques :  Gabriel Dumont, Souvenirs  de résistance d'un immortel de l'Ouest (édition établie par Ismène Toussaint et Denis Combet, Québec, Éditions Cornac, 2009) », Francophonies d'Amérique n° 32 : «Recherches et réflexions sur les identités francophones de l'Ouest canadien», Moncton, Université de Moncton,  2013, pp.

SAMSON, Claude Mahikan. « Gabriel Dumont, Souvenirs  de résistance d'un immortel de l'Ouest (par Ismène Toussaint et Denis Combet, Québec, Éditions Cornac, 2009) », Union des Artisans Autochtones du Québec, catalogue «L'Autochtone 2015», 3 décembre 2014,  http://www.metisquebec.com/artisanat/artisans.html

VI. RAPPORTS ET DOCUMENTS

JOLICŒUR, Jean, et L’ALLIANCE AUTOCHTONE DU QUÉBEC, et GAGNÉ- LETARTE SENCRL, PROCUREURS, et AL. « Cour supérieure – Alliance Autochtone du Québec et Nicolas Schattler et Richard Schattler et Churchill Boland et Jules Saint-Gelais et Christian Tremblay et Henrico Lapointe et Jimmy Tremblay et David Béchamp et Rhéal Paul, requérants, c. Le procureur général du Québec pour et au nom du Ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec et du Ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec et Le procureur général du Canada pour et au nom du Ministre des Pêches et Océans du Canada et du Ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non-inscrits, intimés, et Assemblée nationale du Québec à l’intention de M. Vallières, ès qualités de président, mis en cause », Canada, Province de Québec, District de Québec, 5 mars 2009 (nº : 200-17-01 1000-098).

SAINT-DENIS, Yves. « Lettre de nomination d’Ismène Toussaint au poste de conseillère politique aux affaires métisses de la section Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal », Montréal, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 9 juillet 2009 (Archives Ismène Toussaint – Jean Jolicœur – Union métisse Est-Ouest).

SAINT-DENIS, Yves. « Procès-verbal de nomination d’Ismène Toussaint au poste de conseillère politique aux affaires métisses de la section Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal », Montréal, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 28 août 2009 (Archives Ismène Toussaint – Jean Jolicœur – Union métisse Est-Ouest).

SAINT-DENIS, Yves. « Lettre à Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, sur la nomination d’Ismène Toussaint au poste de conseillère politique aux affaires métisses de la section Ludger-Duvernay de la SSJBM – Réunion du conseil d’administration du 15 août 2009 – Procès-verbal (extrait) », Montréal, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 28 août 2009 (Archives Ismène Toussaint – Jean Jolicœur – Union métisse Est-Ouest).

SAINT-DENIS, Yves. « Lancement du livre sur Gabriel Dumont d’Ismène Toussaint » et « La Soirée-Gala des Patriotes », Rapport d’activités de mai 2009 de la section Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Montréal, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 8 septembre 2009 (Archives Ismène Toussaint – Jean Jolicœur – Union métisse Est-Ouest).

VII. ÉMISSIONS DE RADIO

CIBL-RADIO-MONTRÉAL. « Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest », interview d’Ismène Toussaint par Robin Philpot, émission « L’Effet versant », Montréal, La Radio de l’Action nationale, 101,5 FM, 6 avril 2009 ; diffusée en fichier mp3, sous le titre « Gabriel Dumont. Entrevue avec Ismène Toussaint – Gabriel Dumont : Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest », dans le site de L’Action nationale, Montréal, 17 avril 2009, http://www.action-nationale.qc.ca/index2.php?option=com_content&task=view&id=8548itermid=182&pop=18 ; et dans 101.org ; dans « Gabriel Dumont, le Bison de feu », Ismène Toussaint, 27 février 2010, http://www.ismenetoussaint.ca/ArticleView.php?article_id=31 

RADIO-CANADA VANCOUVER. « Livre sur Dumont : Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, interview d’Ismène Toussaint par Danielle Marcotte, émission « Mots croisés », Vancouver, Radio-Canada Vancouver, 12 mai 2009 ; http://www.radio-canada.ca/regions/colombie-britannique/Radio/motscroises.shtml ; repris dans Vigile, Montréal, 13 mai 2009, http://www.vigile.net/un-peuple-metis-libre-une-vision

WEB-RADIO URBAINE DE MONTRÉAL. « Au fil de l’histoire : Gabriel Dumont, un immortel de l’Ouest fascinant », interview d’Ismène Toussaint par Sophie Ginoux à l’occasion de la parution de son ouvrage, Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, chronique « Délivrez-vous !, émission « La Godasse », Montréal,  La Web-radio urbaine de Montréal, 9 mai 2009, http://www.lagodasse.net/spip/spip.php?pa=archives28id_article.2349 ; reprise dans « Gabriel Dumont, le Bison de feu », 27 février 2010, http://www.ismenetousssaint.ca/ArticleView.php?article_id=31 

RADIO-CANADA WINNIPEG. « Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest par Denis Combet et Ismène Toussaint, interview de Denis Combet par Mélanie Cossette », émission  « À perte de vue », Winnipeg, Radio-Canada-Winnipeg, 6 juillet 2005.

VIII. ÉMISSIONS DE TÉLÉVISION

BÉDARD, Gilles. « CD-souvenir du lancement de l’ouvrage d’Ismène Toussaint et de Denis Combet, Gabriel Dumont, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest, le 11 mai 2009 à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dans le cadre des Lundis de l’Histoire organisés par M. Yves Saint-Denis, président de la section Ludger-Duvernay » (Archives Ismène Toussaint).

TAGTÉLÉ.COM. « Lancement du livre de Gabriel Dumont, Métis », Tagtélé – Le portail vidéo du Québec, 6 vidéos de Gilles Bédard, 12 mai 2009, http://www.tagtele.com (sous les auspices de la section Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, le lancement du livre d’Ismène Toussaint écrit par une grande écrivaine sur les Métis et les compagnons de Louis Riel est animé par Yves Saint-Denis).

TAGTÉLÉ.COM. « Lancement du livre de Gabriel Dumont, Métis », 6 vidéos de Gilles Bédard sur le lancement de l’ouvrage d’Ismène Toussaint et de Denis Combet, Souvenirs de résistance d’un immortel de l’Ouest (sous les auspices de la section Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal), Tagtélé – Le Portail vidéo du Québec, 12 et 13 mai 2009, http://www.tagtele.com

TAGTÉLÉ.COM. « Discours de M. Gilles Rhéaume à l’occasion de la réception de son prix Chevalier-de-Lorimier à la Soirée de Gala des Patriotes 2009, organisée le 18 mai 2009 par le Rassemblement pour un Pays souverain dans le cadre de la Journée des Patriotes », Montréal, Centre des Congrès Renaissance ; vidéo de  Gilles Bédard, Tagtélé – Le Portail vidéo du Québec, http://www.tagtele.com

IX. DIVERS

SAINT-DENIS, Yves. Soirée au Club de lecture d’Hawkesbury consacrée aux ouvrages d’Ismène Toussaint, Hawkesbury, Ontario, 24 avril 2009.

SAINT-DENIS, Yves. « Adresse à M. Gilles Rhéaume lors de la réception du prix Chevalier-de-Lorimier, le 18 mai 2009, à la Soirée-Gala des Patriotes organisée par le Rassemblement pour un Pays souverain au Centre des Congrès Renaissance, à Montréal », Montréal, 18 mai 2009 (Archives d’Yves Saint-Denis et de Gilles Rhéaume).

« Prix du RPS : Benoît Roy remet le prix Chevalier-de-Lorimier à Gilles Rhéaume, ancien président de la SSJBM», Montréal, Le Patriote, journal de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, vol. 9, nº3, juin 2009, p. 9.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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